L’épidémie de malaria est déclarée au Burundi

Publié par IGIHE
Le 15 mars 2017 à 01:20
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Le Burundi vient de déclarer l’épidémie de malaria sur son territoire et les régions du nord du pays sont les plus touchées. L’annonce a été faite par la ministre de la Santé Josiane Nijimbere lundi après-midi 13 mars au cours d’une conférence de presse. Près de deux millions de personnes ont été infectées en trois mois par le virus véhiculé par les moustiques. En 2016, huit millions de personnes ont contracté la maladie et 3 000 personnes sont mortes dans ce pays qui compte moins de 11 millions d’habitants.

C’est une crise sans précédent affirme-t-on à l’Organisation mondiale de la santé. En raison du réchauffement climatique, de l’extension de la riziculture et de la crise alimentaire qui pousse les personnes à se déplacer, la malaria touche des zones jusque-là épargnées, notamment en altitude.

Un mois après un rapport alarmant de l’OMS, le gouvernement a donc déclaré lundi l’épidémie. « Le Burundi fait face à une épidémie de paludisme, a expliqué la ministre de la Santé Josiane Nijimbere.

Cette dernière mise à jour indique un total cumulé de 8 169 484 cas confirmés de paludisme notifiés au cours de l’année 2016. Du 1er janvier au 10 mars de l’année 2017, 1 823 012 cas notifiés de paludisme, soit une augmentation de 13%. Ceci comparé à la même période pour l’année 2016. Le ministère de la Santé publique et de la Lutte contre le sida saisit cette occasion pour lancer un appel vibrant à tous nos partenaires pour nous appuyer en cette période d’épidémie qui constitue une grande urgence de santé publique. »

Albert Mbonerane est le président de l’association Action de lutte contre la malaria (A.LU.MA-Burundi), qui gère un centre anti-malaria. « Mieux vaut tard que jamais, réagit-il. C’est un sursaut que le gouvernement vient d’avoir, ce qui est une bonne chose. Depuis que le centre fonctionne, depuis 2004, c’est la première fois qu’on atteint un taux de 70% de patients qui ont visité le centre qui souffrent de la malaria. »

Lançant un appel à l’aide internationale, la ministre de la Santé a également annoncé un plan de riposte à hauteur de 31 millions de dollars.

La priorité pour Albert Mbonerane : acheter des médicaments. « La malaria, c’est une maladie de pauvres, souligne-t-il. Il y a très peu de gens qui peuvent s’acheter une cure de quinine, et parfois il y a des ruptures de stock. Il n’est pas dit que dans tous les centres de santé, à travers tout le pays et les hôpitaux, la quinine est disponible. »

A cela s’ajoute un volet prévention en trois points :

  1. Distribution de moustiquaires imprégnées,
  2. Pulvérisation au domicile des personnes,
  3. la sensibilisation dans les médias. Il s’agit d’éviter le pire. Plus de 700 personnes ont déjà perdu la vie cette année.

Avec rfi.fr


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