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S-lt Seyoboka fait la chaise vide : 30 jours supplémentaires de détention préventive
Publié le 3-02-2017 - à 08:36' par Jovin Ndayishimiye

Le Tribunal militaire de Nyamiramb/Kigali vient de prolonger de 30 jours la détention préventive à l’endroit du S-Lt Séyoboka Henri Jean Claude, 50 ans, sur requête du ministère public. Le S-Lt Seyoboka a été extradé du Canada sur décision de la justice canadienne se fondant sur le témoignage dans l’un des procès d’Arusha selon lequel le présumé génocidaire aurait tué une femme qui avait refusé de coucher avec lui sur une barrière qu’il dirigeait durant le génocide des Tutsi de 1994.

Au cours de ce procès le présumé Séyoboka et son avocat, Me Albert Nkundabatware, n’ont pas été visibles dans la salle de tribunal. Ils se disent ne pas être concernés par cette séance puisqu’à la fin de la 1ère condamnation à la détention préventive de 30 jours, ils n’ont pas interjeté appel.

Le Ministère public tient quant à lui compléter le dossier d’accusation, estimant que les 9 témoins en sa possession ne suffisent pas, qu’il faut d’autres témoignages. Le Ministère Public veut donc entendre les ex- juges gacaca qui avaient condamné le présumé génocidaire par contumace à 30 ans de prison.

Il est poursuivi pour crimes graves de planification du génocide, de viol et meurtres au moment du génocide des Tutsi de 1994. Extradé du Canada le 17 novembre 2016, il comparaît devant le tribunal militaire car les crimes de génocide qu’il a commis, il avait alors la qualité de militaire.

le grand crime qui a décidé le gouvernement canadien à extrader ce reclus de sujet de justice c’est qu’au cours d’un procès du Tribunal International d’Arusha pour les Crimes de Génocide commis au Rwanda, un témoin à chargé a déclaré qu’à une barrière qu’il tenait et dirigeait, il a forcé sa voisine Francine et ses deux filles aux rapports sexuels. Voyant leur refus, il les a exécutées.

Pour son rejet de comparaître au cours de la séance de procès d’hier qui a ordonné 30 jours supplémentaires au ministère public de terminer l’instruction du procès du présumé et, partant, le mainttien en détention provisoire de ce dernier, la procédure pénale en vigueur ordonne seulement 30 jours de détention préventive du sujet de justice. La même procédure ordonne une prolongation de ce delai six fois pour des crimes jugés graves commis par lui.


Kwamamaza
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