Defis a relever par 65.000 jeunes d’urugerero : Latrines, drogue et grossesses non desirees

Redigé par NDJ
Le 7 janvier 2018 à 10:29

Le Président de la Commission Nationale ITORERO, M. Edouard Bamporiki, a déclaré à la presse qu’il est entrain de se concevoir des curricula sur les valeurs et les interdits de la culture traditionnelle rwandaise à insérer dans le programme d’enseignement du cycle secondaire avec, à la fin, la suppression des Camps de solidarité ITORERO pour les lauréats finalistes des humanités.


Ces camps de solidarité ITORERO pour lauréats des Humanités dénommés INKOMEZAMIHIGO sont généralement organisés en attendant que les résultats de leurs tests de fin de cycle soient publiés. Ils y apprennent les valeurs de la culture traditionnelle rwandaise y compris ses interdits. Cette année, la sixième session de ces camps va voir la participation de quelques 65.000 finalistes des humanités générales et techniques.

« Ils commenceront ce 6 janvier 2017 et se feront sur 115 sites pour ne durer qu’une seule semaine », a confié à IGIHE M. Edouard Bamporiki.

« Nous pensons que ces Camps de Solidarité ITORERO doivent être supprimés pour être remplacés l’URUGERERO de six mois, une série de travaux civiques de développement effectués par ces jeunes lauréats au niveau de leurs villages MIDUGUDU. En effet les séances de défilé, d’exercices physiques traditionnels vont être enseignés dans des écoles primaires et secondaires du pays », a ajouté M. Edouard Bamporiki.

« La chance aidant, nous pouvons commencer ce nouveau programme avec cette année scolaire qui s’annonce. Mais cela dépendra de l’entrain qui sera investi tout au long de l’année scolaire pour terminer le programme tel qu’il est conçu et administré aux participants àces présents Camps de solidarité. Dans tous les cas, ce qui est certain, c’est qu’avec l’an 2020, le Programme ITORERO sera entièrement incorporé dans le système d’enseignement primaire et secondaire du pays et qu’il ne sera plus question d’organiser des camps de solidarité à ce propos », a-t-il déclaré.

Le président d’ITORERO a aussi parlé de l’après ITORERO pour les présents finalistes des humanités. Il a annoncé que les Travaux civiques dits URUGERERO qui suivront ces camps de solidarité verront la participation de 15.000 lauréats au niveau des instances de base et de 416 autres au niveau national.

« Le choix de ces derniers sera déterminé par leur comportement au cours de la semaine d’ITORERO mais aussi au cours de leurs prestations au niveau des Midugudu », a-t-il dit précisant que ces prestations consisteront à construire des latrines à des ménages qui en sont dépourvus et autres comme le potager de famille...
Le Président Bamporiki trouve que par la suite, la capacité sera renforcée pour pouvoir retenir le plus grand nombre possible de candidats devant faire le RUGERERO au niveau national pour y passer le plus de temps possible.

Il a insisté sur le programme URUGERERO de cette année. Pour lui tout devra être fait pour que tous les ménages du pays sans exception aient leurs lieux d’aisances décents.

« Les jeunes finalistes des humanités passeront dans tous les ménages en les sensibilisant sur l’importance des soins hygiéniques. Il sera appris aux cambistes aussi une approche méthodologique de désintéressement des jeunes pour la consommation de substances psychotropes et autres méthodes pour s’en désolidariser », a dit le Président Bamporiki tenant à cœur aussi l’association de ces Jeunes d’URUGERERO pour sensibiliser les jeunes adolescentes à éviter les grossesses non désirées.

Un travail civique de grande importance de ces jeunes d’URUIGERERO

La question de manque de latrines dans les ménages rwandais est très actuelle. Une enquête menée par l’Institut National de Statistique (NISR) en 2015 a dégagé une réalité criante selon laquelle quelques 83.4% de Rwandais partagent l’utilisation de latrines dpropres avec 1% de citadins contre 3 % de ruraux qui faisaient leurs besoins dans la nature car ils n’avaient pas de lieux d’aisance où se décharger.

On comprend que cet URUGERERO, ces travaux civiques volontaires et gratuits vont résoudre un problème de taille. Mais ce n’est pas tout. Il va également dissuader quelque 16.000 jeunes et 5.000 adultes qui s’adonnent à la consommation de la drogue et autres substance psychotropes, selon la Ministre de la Jeunesse Rosemary Mbabazi.

Ces jeunes d’Urugerero seront-ils suffisamment assistés par les dirigeants de base pour organiser des séances de débats avec les 17.000 adolescentes du pays qui ont porté en 2016 des grossesses non désirées, autant que le déclare le Ministère de la Promotion familiale et du Genre ?

Armés d’une méthodologie forte à toute épreuve, ces 15.000 jeunes gens pourront réaliser en moins de six mois ce que plusieurs agents publics pourraient faire en plusieurs années.


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