Plus de douze mille jeunes gens rééduqués à IWAWA et GITAGATA

Redigé par NDJ
Le 28 décembre 2017 à 02:49

Le directeur du Centre National de Redressement des enfants d’IWAWA, M. Aimé Bosenibamwe, vient de rendre publiques les statistiques des activités formatrices du Centre.


Son Centre construit sur une île dite IWAWA dans le Lac Kivu et celui de Gitagata dans le District du Bugesera ont déjà redressé ces cinq dernières années, 12.228 jeunes gens âgés entre 18 et 35 ans qui, au départ, étaient des consommateurs de drogues et autres substances psychotropes et amenés de force dans son Centre où ils apprennent plusieurs métiers et les valeurs de l’honnête homme.

"A la fin de leur séjour sur cette île d’IWAWA, ils deviennent changés et s’arment d’une vision et d’un objectif dans la vie", a dit Aimé Bosenibamwe bien branché sur les habitudes de ces jeunes gens rwandais. Il cible 16.000 d ;entre eux qui consomment des substances psychotropes au moment où seuls 5.000 hommes et femmes rwandais adultes s’adonnent à cette mauvaise habitude.

"Nous remercions le Gouvernement rwandais d’avoir mis sur pied des stratégies de lutte contre le vagabondage et la consommation de la drogue qui ont pour corollaires la prostitution, le banditisme, des coups et blessures et autres crimes. La mission de notre Centre de Redressement consiste à prévenir, redresser ou rééduquer et réinsérer dans la société les jeunes au départ drogués et s’étant rétablis", a indiqué Bosenibamwe au cour d’un Town Meeting à RBA (Radio et Télévion nationales) de ce dimanche 24 décembre 2017.

"Au cours de douze mois de rééducation, nous leur prodiguons des leçons qui les aident à changer leur façon de voir les choses et à avoir une autre vision positive de la vie pour être responsables d’eux mêmes, de leur avenir et du pays", a indiqué cet homme , ancien politicien et gouverneur de province du Nord, devenu un éducateur pour jeunes en difficulté.

Pour cet éducateur national, les stratégies efficaces mises sur pied à l’endroit de ces jeunes ne finissent pas immédiatement à la sortie du jeune de l’île d’Iwawa.

"Nous faisons un monitoring pour constater la qualité de la vie qu’ils mènent et comment ils sont réinsérés dans la société. Nous remarquons que 90% d’entre eux ne reprennent plus la consommation de la drogue. Et 10% nous reviennent pour une autre rééducation", a-t-il dit montrant par là qu’il faut renforcer qualitativement une équipe de formateurs de ce Centre..


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