La gestion des eaux du Nil au débat des ministres de la région : Egypte inquiet

Redigé par Jovin Ndayishimiye
Le 22 octobre 2017 à 09:19

Les ministres ayant dans leurs attributions l’eau et l’environnement, les autorité gouvernementales et celles du secteur privé ressortissant de la region traversée par le fleuve Nil, vont se rencontrer à Kigali pour discuter de la gestion du bassin de ce fleuve traversant plus de 6 mille kilomètres, un basin couvrant quelque 10% de la superficie de l’Afrique et utilisé par 25% des Africains. Ingenieur Innocent Ntabana, DG de NBI La rencontre est prévue se tenir du 23 au 25 octobre 2017 pour (...)

Les ministres ayant dans leurs attributions l’eau et l’environnement, les autorité gouvernementales et celles du secteur privé ressortissant de la region traversée par le fleuve Nil, vont se rencontrer à Kigali pour discuter de la gestion du bassin de ce fleuve traversant plus de 6 mille kilomètres, un basin couvrant quelque 10% de la superficie de l’Afrique et utilisé par 25% des Africains.

Ingenieur Innocent Ntabana, DG de NBI

La rencontre est prévue se tenir du 23 au 25 octobre 2017 pour accueillir 500 participants venus de 10 pays rivérains de ce fleuve.

“Le Fleuve est très long et étendu. Ses eaux ne sont pas importantes en comparaison avec d’autres fleuves du monde. Il faut donc une entente dans la gestion de ses eaux pour des projets de développement des pays rivérains qui accusent de forts taux de natalité”, a dit Ir Innocent Ntabana, Directeur Général de Nile Basin Authority qui trouve que tous ces pays ont besoin d’ériger des Centrales hydroélectriques, qu’ils ont besoin d’irriguer des cultures et de protéger les ecosystemes des marais.

Et puis, a-t-il ajouté, outre une forte natalité et par consequent, de plus en plus de consommateurs des eaux du Nil, les changements climatiques pourront eux aussi impacter négativement sur le volume des eaux du basin versant du fleuve.

Les accords devenus caducs annoncent la bataille de l’eau

En 2010, les pays traversés par le fleuve Nil, autres que l’Egypte, ont conclu des accords intitulés Cooperative Framework Agreement, CFA, lesquels accords permettaient aux Etats d’exploiter les eaux du Nil contrairement aux accords de 1929 conclus durant la période coloniale qui interdisaient à ces pays-là d’exploiter ces eaux de peur de voir l’Egypte complètement désertifié.

“La gestion des eaux du Nil par les pays rivérains fera l’objet de longs débats et négociations mais qui aboutiront”, a dit l’Ir Ntabana informant que l’Egypte a, lui aussi, été invité aux travaux de cette rencontre.

La question achoppe sur la désertification possible de l’Egypte qui est protégé par les accords unilatéraux signés par la puissance colonisatrice anglaise à son profit en 1929. Les pays en amont du Fleuve le Rwanda, le Burundi, l’Uganda, la Tanzanie, le Kenya et l’Ethiopie trouvent qu’ils sont désabusés car ils veulent exploiter leurs eaux pour des projets d’électrification et d’irrigation de leurs terres.

Des débats s’annoncent serrés. Il y va de la survie des Egyptiens et Soudanais. Mais alors, les autres pays baignant dans de gros basins versants du Fleuve ont des impéatifs de développement de leurs peuples. C’est aussi une autre question de survie décente des peuples.


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