FAO pour une capacité essentielle des fermiers de la volaille : une dynamique vers l’industrialisation rurale

Redigé par NDJ
Le 5 janvier 2018 à 10:11

La FAO vient de clôturer un projet d’appui à l’élevage de volailles pour les jeunes et les indigents dans ls district de Bugesera, Gakenke, Gisagara et Ruhango. Ces jeunes gens choisis dans la catégorie des lauréats des Humanités au chômage sont à même de créer eux-mêmes de l’emploi pour d’autres.

« Les critères de sélection des candidats à ce programme étaient le fait que les candidats devaient être des jeunes gens finalistes des humanités et sans emploi. Les coopératives des femmes ont aussi été reçu par le biais des instances de la base communautaire », a dit Alexis Ruzigana, Représentant Adjoint de FAO Rwanda révélant que 25 jeunes gens âgés de 18 à 25 ans et 8 équipes de femmes ont été reçus.

« Aux jeunes gens il leur a été distribué chacun 330 poules pondeuses et 425 à chaque équipe féminine. Au-delà de ceci, il leur a été construit des poulaillers et mis à leur disposition des aliments et vaccins pour ces volailles. Il va aussi de soi que les heureux bénéficiaires ont eu à subir une formation appropriée pour se professionnaliser dans cette activité », a indiqué Ruzigana montrant que ce programme d’appui aux petits fermiers s’est étendu aux quatre pays dot le Rwanda, le Burundi , le Kenya et l’Uganda.

“J’ai bénéficié de ce programme FAO en 2014 avec des résultats satisfaisants. J’ai la détermination de monter à 1000 pondeuses pour 2019 », a confié au journal en ligne Nonaha.com, Béatrice Manirareba fière de son actuel état capable de payer 4 employés après avoir satisfait les besoins de sa famille.

« Au bas mot, mon bénéfice net est de 150.000 frw par mois », a-t-elle révélé disant qu’elle recapitalise une partie de ce profit pour achat de capris pour élevage. « J’en suis actuellement à six capris », a-t-elle confié.

Ce témoignage est édifiant et montre que les citoyens rwandais actuels riches de leurs connaissances livresques jusqu’à la fin de leurs humanités, ils sont pleins de potentialités leur permettant de transformer leurs vies de fond en comble.

Pour Victor Gashema habitant le District de Gisagara dit avoir exploité son poulailler lui offert généreusement par la FAO et qu’il s’est acheté une parcelle d’habitation pour 700.000 Frw, que le profit réalisé dans ce poulailler a pu lui permettre d’agrandir son poulailler pour être à même de recevoir 900 pondeuses supplémentaires aux 529 qu’il élève actuellement.

Une Vue de la cérémonie de clôture du programme FAO appui volaille 2014-2017
« Mon objectif est de parvenir à acquérir 2000 pondeuses dans ces deux prochaines années », a dit le jeune Gashema. Lui comme Béatrice et les autres bénéficiaires de ce programme de FAO sont des pionniers dans le professionnalisme en la matière. Ils montrent qu’il est possible de se spécialiser dans un seul secteur agricole et vivre décemment. Leur exemple sera-t-il consacré comme modèle social des jeunes qui grandissent ?

Ce programme triennal de FAO a clôturé ses travaux officiellement le 22 décembre 2017. Le représentant de RAB (Rwanda Agriculture Board) a exprimé sa satisfaction aux résultats observés et son impact sur la réduction du chômage parmi les jeunes.

« Deux ans après le lancement de ce programme, le gouvernement rwandais a apprécié sa méthodologie consistant à renforcer de manière essentielle la capacité du bénéficiaire. Aussi, le Gouvernement a-t-il initié un programme similaire dans les districts Nyamasheke et Rusizi. Nous le mettons à exécution dans Rubavu et Rutsiro », a dit le délégué de RAB à la cérémonie ainsi que le rapporte le site Nonaha.com.
C’est le moment de comprendre la portée hautement positive d’un tel projet qui non seulement accroit la capacité vivrière du pays mais aussi l’apparition d’usines de fabrication des aliments pour bétail.

Si les bénéficiaires de ce projet ne pensent pas encore à faire ce pas et ne font que se lamenter de la cherté desdits aliments, c’est la faute aux encadreurs agronomes et vétérinaires de districts et de secteurs qui devraient continuer le follow up et monter à ces fermiers d’immenses opportunités d’amélioration du secteur et de leur propre promotion en groupe (coopératives) pour l’industrie rwandaise de la volaille.


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