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Opposants rwandais ont yeux pour Trump

Redigé par Jovin Ndayishimiye
Le 10 novembre 2016 à 04:03

Des gens croient qu’il y a eu une échancrure consommée de la société rwandaise en 1994 avec le génocide des Tutsi préparé de longue date par une propagande haineuse contre le Tutsi que le régime de Grégoire Kayibanda (1962-1973) assimilait à un colonialiste monarchiste.
Ce schisme de la société rwandaise a pris un autre ton sous le régime du Général Juvénal Habyarimana (1973-1994) avec une forme subtile : Empêcher à tout prix, par l’équilibre ethnique et régional légalisé, que le Tutsi accède au savoir, (...)


Des gens croient qu’il y a eu une échancrure consommée de la société rwandaise en 1994 avec le génocide des Tutsi préparé de longue date par une propagande haineuse contre le Tutsi que le régime de Grégoire Kayibanda (1962-1973) assimilait à un colonialiste monarchiste.

Ce schisme de la société rwandaise a pris un autre ton sous le régime du Général Juvénal Habyarimana (1973-1994) avec une forme subtile : Empêcher à tout prix, par l’équilibre ethnique et régional légalisé, que le Tutsi accède au savoir, aux études.

Le génocide des Tutsi est survenu dans ce contexte où, avec un enseignement élitiste qui était en vigueur dans le pays, le régime permettait une ascension-promotion de très peu de jeunes rwandais qui, de ce fait, devenaient à la fin de leur cursus scolaire des leaders d’opinion très écoutés et respectés dans la société. Il se conçoit que les Tutsi minorisés et passés au tamis étaient presque insignifiants et, au fur du temps, ils devenaient des parias dans la société au point que n’importe quel rustre hutu devait les inquiéter.

Pourtant l’intelligentsia hutue dans son exil ne veut pas reconnaître ses responsabilités durant le génocide des Tutsi de 1994. Car, ici, à part les ABARINZI B’IGIHANGO que le régime actuel recherche pour les élever au piédestal du Rwandais intègre - ils sont déjà quelque 30 au niveau national - tous les autres leaders d’opinion, enseignants, médecins, religieux ou prêtres, évêques ou bourgmestres, préfets ; commerçants ou politiciens ; tous ont trempé dans ce génocide ou alors ils se sont rangés dans cette logique consentante tout en jouant les observateurs intéressés.

Jusqu’à ce jour, ils ne font que persévérer dans le crime.

Les Rwandais de la diaspora occidentale mènent une guerre contre le régime actuel rwandais en brandissant le négationnisme du génocide des Tutsi de 1994. Ils utilisent plusieurs canaux médiatiques, diplomatiques, artistiques. Rien n’est oublié pour la victoire de leur cause parfaitement hypothéquée dans une sorte de course contre la montre. Des informations font état de leur percée dans les hautes administrations des métropoles occidentales. Eux aussi ils le disent tout haut.

Un certain Lyarahoze Samuel intervenant sur le Forum DHR a annoncé l’idée de devancer Paul Kagame dans le Cercle du nouveau dirigeant des USA.

Il écrit :

« J’ai une joie intense. Trump (Donald) empêche (Hillary) Clinton de retourner à la Maison Blanche.
(…) Sachez ceci : 1. Le fait que Kagame est satisfait de la défaite de Clinton, ce n’est pas parce qu’il la haisse. Il est plutôt motivé de nous devancer pour aller faire allégeance à trump… 2. C’est Trump qui va être le nouveau maître du monde. 3. Je demande aux partis politiques (rwandais de la diaspora) de se dépêcher chez Trump pour lui expliquer que c’est Clinton, Museveni et Kagame qui ont conçu et exécuté le génocide rwandais (sic !).Vraiment il faut qu’il sache la vilénie de Clinton dans l’extermination des noirs de cette Région des Grands Lacs », écrit Lyarahoze sous une forme de communiqué ou de faire-part.

Cet intellectuel rwandais ne cache rien de son irascibilité qui montre qu’il peut et doit profiter de toute occasion pour, lui et les sbires de son acabit, passer à une réédition du génocide des Tutsi. Il déploie un langage décapant, un discours de rupture, au moment où Barack Obama, l’actuel locataire de la Maison Blanche reconnaît la défaite de sa dauphine et de son parti de façon sportive « Tout ce que nous voulons c’est la réussite de notre pays. Nous voulons une transition en douceur", rapport France Info.

Lyarahoze, en réveillant ses coreligionnaires et conspirateurs, il nous ramène huit ans en arrière pour relever le stratagème qu’ils ont fait avec la montée de Barack Obama sortant. La collecte des fonds pour sa campagne en 2008 et lui remis pas un certain Paul Rusesabagina qui a vite troqué sa notoriété usurpée de héros de l’ « Hôtel Rwanda » pour s’engager dans une théorie de révisionnisme du génocide des Tutsi.

Lyarahoze, son message n’est pas autre. Il est clair. « Allons vite corrompre intellectuellement Trump avant que Kagame ne nous devance ! Et nous allons condamner Clinton aussi » Quelle histoire d’hurluberlu !!!

Dans tous les cas, voici un signe qui est on ne peut plus clair montrant que la culture de la démocratie, de la tolérance mutuelle et de l’honnêteté intellectuelle que tente tant bien que mal le Rwanda, est sérieusement minée par cette échancrure sociale rwandaise qui est loin de se refermer.


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