France : les salariés de Nokia se mobilisent contre un nouveau plan social

Redigé par IGIHE
Le 19 septembre 2017 à 12:46

Près de 200 salariés se sont mobilisés ce 18 septembre devant le site Nokia de Saclay, dans la banlieue sud de Paris, pour protester contre un nouveau plan social, injustifié selon eux.
Sur les grilles du site de Nokia Paris Saclay, dans la banlieue sud de la capitale, une grande banderole affiche « Non aux licenciements ». Les tensions sont vives au sein du géant finlandais de télécommunications, en difficulté financière, après l’annonce de 600 nouvelles suppressions d’emploi.
Tider Man Than (...)

Près de 200 salariés se sont mobilisés ce 18 septembre devant le site Nokia de Saclay, dans la banlieue sud de Paris, pour protester contre un nouveau plan social, injustifié selon eux.

Sur les grilles du site de Nokia Paris Saclay, dans la banlieue sud de la capitale, une grande banderole affiche « Non aux licenciements ». Les tensions sont vives au sein du géant finlandais de télécommunications, en difficulté financière, après l’annonce de 600 nouvelles suppressions d’emploi.

Tider Man Than travaille au sein du service qualité d’Alcatel puis de Nokia depuis 23 ans. Elle est inquiète. « Si je suis licenciée, je ne sais pas quoi faire de moi, de ma vie et de mes enfants. Qu’est-ce que je fais de ma maison maintenant que je me suis rapprochée exprès de mon travail ? Maintenant, je ne veux pas qu’on me licencie comme une malpropre ».

Six cents personnes risquent de perdre leur emploi à Paris Saclay et sur le site breton de Lannion. Pourtant, dénonce Christophe Civite, Nokia prévoit des embauches ailleurs en Europe. « Pour nous, c’est insupportable, surtout que les suppressions de postes sont principalement des postes envoyés dans des pays européens malheureusement, mais à bas coût comme la Pologne ou la Hongrie ».

Pression de Bercy

Sa chasuble de syndicaliste CGT rouge et jaune sur le dos, Philippe Larrat est dépité. Il ne croit pas que Nokia soit en difficulté. « On nous dit qu’il faut faire des économies alors que Nokia gagne beaucoup d’argent et a versé plus de 4 milliards d’euros sur deux ans pour les actionnaires en rachats d’action ou versements de dividendes. Ces gens n’ont pas de parole car ils ont promis des embauches et des maintiens d’effectifs ».

Les salariés de Nokia espèrent que le gouvernement fera pression sur leur direction pour que tous les emplois soient maintenus en France. Les dirigeants de Nokia sont ainsi convoqués ce 19 septembre au ministère de l’Economie, sous la pression des syndicats.

Il y a trois ans, lorsque Nokia a racheté Alcatel, fleuron français des télécoms, 400 postes avaient été supprimés. Nokia s’était alors engagé à embaucher 500 personnes dans la recherche et développement.

Avec Rfi


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