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Kagame dénonce le deux poids deux mesures

Redigé par Tite Gatabazi
Le 12 juin 2021 à 09:54

Nyakinama était à la fête ce 11 juin 2021. Et pour cause, il abrite l’Académie Militaire du Rwanda. Laquelle procédait à la remise de diplômes de quarante sept officiers supérieurs pour la neuvième promotion.

La cérémonie s’est déroulée en présence du Président Kagame, Commandant Suprême des Rwanda Defence Forces et des plusieurs hautes personnalités, du corps diplomatique accrédité au Rwanda et des membres des familles des lauréats.

Dans son allocution, Kagame a rappelé la mission de l’académie militaire et souligné ses efforts de modernisation pour répondre aux besoins et aspirations du pays.

Il a dit que les lauréats de cette promotion partent avec une connaissance précise de l’identité du pays et son parcours de transformation.

Mais comme officiers supérieurs du vingt unième siècle, ils vont évoluer dans un climat géopolitique et sécuritaire instable et le tout dans un monde qui n’a jamais été autant interconnecté et inéquitable. Suivez son regard.

Ce qui est un point supplémentaire et non de moindre dans les responsabilités qui seront les leurs incessamment.

Et là, Kagame s’interroge à haute voix et lance un défi aux nouveaux lauréats, à l’assistance, mais il sait qu’il est suivi au délà du public de Nyakinama :

Comment pouvons-nous nous élever à ce niveau où nous nous sentons égaux aux autres ?

Et là, il se permet une digression qui au fond n’en est pas une. Il livre un message hautement symbolique et dénonce le deux poids deux mesures qui régissent le monde depuis la nuit des temps.

Concernant les inégalités, ne vous y méprenez pas. Dans ce monde, aussi inégal et injuste soit-il, nous sommes tous associés dans un sens ou un autre.

Vous avez entendu des gens vous entretenir d’études de sécurité et imaginé que c’était la sécurité au sens large mais aussi de géopolitique.

Dans notre pays, nous avons une conscience aigüe de qui nous sommes, où nous en sommes, d’où nous venons et ou nous allons et même ce que nous voulons être.

Il y a quelque chose d‘intriguant quand on évoque le déficit de sécurité à certains égards.

D’une part, nous travaillons en partenariat globalement.

Presque simultanément, dans nos relations bilatérales, nous constatons que d’un côté nous traitons des questions relatives à la sécurité pour les régler tandis que de l’autre côté ces mêmes partenaires contribuent à créer de l’insécurité dans certains pays y compris le nôtre.

Que veut dire Kagame par là ?

C’est devenu une tendance. Des gens impliqué dans les actes d’insécurités ou d’atteinte à l’intégrité du pays s’en vont raconter des histoires, des contre vérités et des mensonges à l’étranger. Non seulement ils y sont bien accueillis mais en plus on les croit.

Peu importe le temps que cela nous prend pour expliquer et fournir les preuves à nos partenaires, nous sommes obligés de continuer encore et encore et encore.

En ce qui le concerne, il explique simplement à ces partenaires qui aident à faire face aux problèmes de sécurité c’est-à-dire aidé au renforcement des capacités. Que soutenir le développement lui-même fait partie de la sécurité au sens plus large.

Et il relève qu’en même temps, soutenir ceux qui sèment l’insécurité et qui viennent détruire ce qui a été construit ensemble en qualité de partenaire lui parait assez paradoxal.

Pour ceux qui étudient ou écrivent des thèses de fin d’études, il y a des superviseurs qui cherchent à vous orientez dans vos sujets de thèses. Simplement parce qu’ils ont créé un narratif sur le Rwanda dont ils ne veulent aucunement dévier.

Et en écrivant avec des éléments factuels vous détruisez le narratif. Et ils n’en sont pas du tout content.

Et quand je creuse un peu plus, je découvre que ce n’est pas juste un incident. Non, c’est une chose courante.

Kagame explique qu’il remet ça car il a parlé de sécurité et de géopolique.

Et que le monde est interconnecté mais inéquitable. Que néanmoins, ces éléments devraient être pris en compte si nous voulons construire un monde égalitaire.

L’égalité n’est pas juste un vocable, elle devrait se traduire dans la vie quotidienne.

Et pour la clarté de son message, il indique que nous nous trouvons face à des défis mondiaux complexes, du terrorisme aux pandémies en passant par les catastrophes naturelles. Et pour ce faire, il faut se rendre à l’évidence : aucun pays ne peut à lui seul fournir des solutions durables, quelle que soit sa taille ou ses ressources. Et voilà qui est dit.


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