Plusieurs rapports, dont celui publié par les experts des Nations Unies le 30 décembre 2025, montrent bel et bien que ces groupes continuent de jouer un rôle clé dans la dynamique militaire aux côtés des forces gouvernementales.
Depuis mars 2025, les combattants de l’AFC/M23 ont multiplié les attaques contre les groupes Wazalendo, provoquant des déplacements fréquents de leurs positions. Cependant, certains membres Wazalendo très populaires, comme Mapenzi, ancien de la NDC-R, ont toutefois rejoint la coalition qui contrôle aujourd’hui plusieurs zones de l’est de la RDC.
Selon les experts onusiens, les groupes Wazalendo et FDLR continuent d’opérer dans de nombreux territoires du Nord-Kivu, notamment Masisi, Rutshuru, Nyiragongo et Walikale, ainsi que dans les périphéries de Goma.
Il est rapporté que le commandant en chef des Wazalendo et leader du NDC-R, Guidon Shimiray Mwissa, se serait déplacé vers Kibati depuis Pinga, tandis que Janvier Karairi Boingo de l’APCLS, lui, avait établi des positions à Lukweti (Masisi).
En outre, on signale également la présence des combattants du CMC-FDP, dirigés par Dominique Ndaruhutse, dans le parc national des Virunga.
Depuis juin 2025, ces groupes, en collaboration avec les FDLR, ont effectué des incursions dans des zones contrôlées par l’AFC/M23, tendant parfois des embuscades dans le but de reprendre des positions stratégiques ou de contrer l’adversaire.
Les experts indiquent que dans plusieurs de ces opérations, l’armée congolaise a activement appuyé ces attaques par des frappes aériennes et terrestres.
Selon le rapport, l’État congolais aurait fourni à ces groupes armés opérant dans le Nord-Kivu du matériel comprenant armes, munitions, nourriture et uniformes, ainsi qu’un soutien financier mensuel de 300 000 dollars, sous l’implication directe du Colonel Cyprien Semivumbi Sekololo.
Dans un communiqué publié le 10 octobre 2025, l’armée congolaise avait sommé soldats et civils de cesser toute collaboration avec les FDLR, invitant le groupe génocidaire à déposer les armes pour un rapatriement au Rwanda, sous peine d’attaques.
L’armée affirmait, selon elle, conduire l’initiative en respect des accords de paix signés avec le Rwanda le 27 juin 2025, incluant la neutralisation des FDLR entre autres. Toutefois, ces annonces auraient provoqué des tensions entre l’armée congolaise, les FDLR et les Wazalendo, certains éléments continuant à entretenir cette collaboration.
Les experts soulignent en outre l’incapacité des FARDC de neutraliser les FDLR faute de moyens, « même si des actions étaient entreprises ».
En revanche, l’implication de mercenaires étrangers est également invoquée dans le rapport.
Le 29 janvier 2025, plus de 280 mercenaires européens - principalement roumains - qui participaient aux combats à l’est de la RDC, ont transité par Rubavu pour être rapatriés via Kigali.
Le rapport indique qu’alors qu’une agence de mercenaires nommée Agemira, opérant dans l’est de la RDC, mettait fin à des accords, l’État congolais, lui, a poursuivi le recrutement avec d’anciens mercenaires algériens, qui utilisaient des drones CH-4 sur le champ de bataille.
Par ailleurs, la ville de Kisangani, dans la province de la Tshopo, constitue une position stratégique pour la réception des drones et du matériel militaire, selon les experts.
La ville serait également devenue un nouveau bastion pour les mercenaires étrangers, notamment au centre nommé d’après le Lt Gen Bahuma Ambamba Lucien et dans le territoire de Walikale, où des mercenaires originaires du Salvador seraient présents depuis juillet 2025.














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