La CNDH intensifie ses descentes dans les écoles pour lutter contre les grossesses précoces

Redigé par IGIHE
Le 25 février 2026 à 12:55

Le 23 février 2026, la Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH) a lancé une série de descentes et de campagnes de sensibilisation dans les écoles secondaires afin de promouvoir les droits humains et de prévenir les grossesses précoces chez les adolescentes.

Cette initiative vise à renforcer la protection des droits de l’enfant et à mobiliser la jeunesse dans la lutte contre les grossesses non planifiées.

Selon la septième Enquête démographique et de santé (DHS 7) réalisée en 2025, la proportion d’adolescentes enceintes est passée de 5 % en 2020 à 8 % en 2025, ce qui constitue une hausse préoccupante. L’étude s’est concentrée sur les jeunes filles âgées de 15 à 19 ans, dont certaines ont accouché avant d’atteindre la majorité au cours des cinq dernières années.

Avec l’appui du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme, la Commission a organisé cette campagne dans les écoles secondaires de neuf districts : Nyabihu, Ngororero, Rutsiro, Kamonyi, Huye, Gakenke, Nyarugenge, Gasabo et Kicukiro. Les élèves reçoivent des enseignements sur les droits de l’enfant ainsi que sur le rôle que doivent jouer les jeunes pour prévenir et combattre les grossesses précoces.

La Présidente de la Commission, Umurungi Providence, a indiqué que plusieurs facteurs expliquent l’augmentation des grossesses chez les adolescentes, notamment la pauvreté, les conflits familiaux, l’alcoolisme et la consommation de drogues, les relations à risque ainsi que le manque d’informations sur la santé reproductive. Elle a souligné que ces grossesses constituent une violation majeure des droits des jeunes filles, car elles entraînent souvent l’abandon scolaire et compromettent leur avenir.

« Sensibiliser les jeunes à leurs droits à travers l’école reste l’un des moyens essentiels pour éradiquer définitivement ce phénomène », a-t-elle affirmé.

Les élèves saluent l’initiative. Mbabazi Hirwa Aklat, élève en deuxième année du secondaire, explique : « J’ai appris à dire non lorsqu’une personne essaie de me manipuler pour avoir des relations sexuelles. J’ai aussi compris l’importance d’éviter les comportements à risque pouvant conduire à une grossesse non désirée. »

La Commission annonce que ces descentes se poursuivront prochainement dans les universités et instituts supérieurs afin d’élargir l’impact de la sensibilisation auprès de la jeunesse.

Les chiffres du Ministère du Genre et de la Promotion de la Famille montrent que 22 454 adolescentes ont été victimes d’abus sexuels entraînant des grossesses en 2024. L’évolution des données révèle une tendance globale à la hausse : 19 701 cas en 2020, 23 111 en 2021, 24 472 en 2022, puis une légère baisse à 22 055 en 2023.

Malgré cette légère diminution en 2023, les autorités notent que le nombre de grossesses chez les adolescentes reste élevé, d’autant plus que de nombreux cas concernent des jeunes filles qui mènent leur grossesse à terme. Face à cette situation, les descentes de la Commission dans les établissements scolaires s’inscrivent comme une réponse stratégique visant à protéger les droits des enfants et à bâtir une génération mieux informée et plus responsable.

La CNDH a mené des descentes et des campagnes dans les écoles secondaires pour promouvoir les droits humains et prévenir les grossesses précoces
Cette initiative vise à renforcer la protection des droits de l’enfant et à mobiliser la jeunesse dans la lutte contre les grossesses non désirées
Avec l’appui du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme, la Commission a organisé cette campagne dans les écoles secondaires de neuf districts
Les élèves reçoivent des enseignements sur les droits de l’enfant ainsi que sur le rôle que doivent jouer les jeunes pour prévenir et combattre les grossesses précoces

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