RDC : l’ICG appelle à mettre fin aux violences contre les minorités rwandophones

Redigé par IGIHE
Le 6 mars 2026 à 11:19

Le Groupe de contact international pour les Grands Lacs (ICG) a exprimé sa profonde préoccupation face aux violations persistantes du cessez-le-feu dans l’est de la RDC, appelant notamment à mettre fin à toute violence, en particulier contre les minorités rwandophones.

Cela ressort d’une déclaration conjointe sur la situation dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), rendue publique ce 5 mars 2026.

Ces violations concernent notamment l’utilisation de drones dans des attaques militaires, exposant gravement les populations civiles. L’ICG rappelle l’importance du respect des engagements pris dans le cadre des Accords de Washington et du processus de Doha, ainsi que des résolutions 2773 et 2808 du Conseil de sécurité des Nations Unies.

Depuis plusieurs jours, l’armée congolaise mène des opérations contre les positions de l’AFC/M23 dans les provinces du Nord et du Sud-Kivu, recourant à des avions de combat et à des drones. Ces frappes touchent également des zones densément peuplées par des civils, notamment la communauté Banyamulenge.

Une attaque par drone à Masisi, le 2 janvier 2026, a fait 22 morts, tandis qu’une autre frappe près de Rubaya, le 24 mars, a coûté la vie à plusieurs combattants, dont le lieutenant-colonel Willy Ngoma, porte-parole de l’AFC/M23.

Ces attaques font partie d’une série de frappes similaires, signalées et documentées à plusieurs reprises.

En réponse, le groupe rebelle a indiqué avoir lancé des drones sur la base aérienne de Bangoka, à Kisangani, les 1er février et 1er mars 2026, visant des installations militaires utilisées dans ces attaques.

L’ICG appelle par ailleurs toutes les parties à cesser immédiatement les hostilités, à mettre fin à toute incitation à la haine, à la discrimination ou à la violence, notamment envers les minorités rwandophones, et à éviter toute action mettant gravement en danger les populations civiles et la cohésion sociale.

Le groupe, réunissant les gouvernements des États-Unis, de la Belgique, du Danemark, de la France, de l’Allemagne, des Pays-Bas, de la Suède, de la Suisse, du Royaume-Uni et de l’Union européenne, réaffirme qu’« il ne peut y avoir de solution militaire au conflit » et invite les acteurs concernés à revenir rapidement à la table des négociations.

Le Groupe de suivi international (ICG) pour la région des Grands Lacs a exhorté à mettre fin aux hostilités, en particulier celles visant les populations rwandophones

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