RDC : le Burundi accusé de déployer à nouveau des troupes dans les Hauts-Plateaux

Redigé par IGIHE
Le 9 janvier 2026 à 04:58

À la suite de la défaite militaire infligée aux troupes burundaises engagées aux côtés de l’armée congolaise dans la plaine de la Ruzizi et la ville d’Uvira par la coalition AFC/M23 début décembre 2025, le Burundi aurait de nouveau envoyé des troupes dans les localités de Bibokoboko et Minembwe (au Point-Zéro), dans le territoire de Fizi, et ce dans une logique de provocation délibérée et d’escalade dangereuse du conflit.

Selon le porte-parole du groupe d’auto-défense MRDP-Twirwaneho actif dans la région, le Colonel Kamasa Ndakize Welcome, ces forces seraient dirigées par des officiers dont un certain Nshimirimana, et viseraient l’occupation illégale des Hauts-Plateaux, notamment des zones habitées par les Banyamulenge.

« Le MRDP-Twirwaneho condamne fermement cette initiative maléfique menée par une armée étrangère, dont l’objectif n’est autre que de s’en prendre aux civils Banyamulenge de Bibokoboko et de Minembwe, tout en imposant à nouveau un blocus humanitaire qui ne fera qu’aggraver une situation déjà extrêmement critique », a-t-il entre autres indiqué via un communiqué datant de ce 8 janvier 2026.

Le mouvement dénonce également que « les forces burundaises, agissant aux côtés des FARDC, des milices Wazalendo et des FDLR, sont responsables des actes de meurtre de civils, de tortures et prise d’otages, de viols et violences sexuelles, de pillages et d’autres violations graves des droits de l’homme à l’encontre de la population civile Banyamulenge ».

Depuis octobre 2025, la situation humanitaire à Minembwe s’est considérablement aggravée. Les habitants ont des difficultés à se rendre sur les marchés ou à accéder aux soins de santé en raison du contrôle militaire des routes.

Ceux qui réussissent à se procurer des biens essentiels doivent souvent faire face à des prix très élevés. Les hôpitaux locaux signalent une augmentation de la mortalité, en particulier chez les enfants de moins de cinq ans, à cause de la pénurie de médicaments.

Le mouvement précise que ces actions violent ouvertement les accords de paix de Washington et Doha, compromettant la stabilité régionale, tout en appelant les acteurs régionaux et internationaux à intervenir d’urgence pour prévenir toute escalade et tenir les responsables pour compte.

Par ailleurs, il fait savoir qu’il ne « restera pas bras croisés face à la menace existentielle qui pèse sur les populations civiles et leurs biens ».

L’implication du Burundi en RDC suscite en outre de vives controverses, tant sur le plan national qu’international, plusieurs analystes la qualifiant d’«  aventure militaire  » coûteuse en vies humaines et en ressources.

Le Burundi aurait de nouveau envoyé des troupes dans les localités de Bibokoboko et Minembwe

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