Séoul exprime ses regrets à la RPDC après l’incursion de drones

Redigé par IGIHE
Le 6 avril 2026 à 03:54

Le président sud‑coréen Lee Jae Myung a présenté ce lundi ses «  regrets  » à la République populaire démocratique de Corée (RPDC) suite à une série d’incursions de drones non autorisés dans l’espace aérien nord‑coréen, incidents qui ont provoqué une montée des tensions militaires entre les deux pays.

Lors d’une réunion du Cabinet à Séoul, Lee a précisé que ces actions, bien qu’initiées par des individus sud‑coréens, n’avaient pas été ordonnées par le gouvernement. Il a qualifié ces actes «  d’irresponsables et imprudents  », rappelant qu’ils avaient aggravé les relations déjà fragiles sur la péninsule coréenne.

«  Bien que ce ne fût pas l’intention de notre gouvernement, nous exprimons nos regrets à la Corée du Nord pour les tensions militaires inutiles provoquées par les actes irresponsables de certaines personnes  », a déclaré le président sud‑coréen.

Les incidents de drones ont été repérés au‑dessus du territoire nord‑coréen entre septembre 2025 et janvier 2026, selon les autorités sud‑coréennes, Une enquête conjointe policière et militaire ayant conduit à l’inculpation de trois personnes : un étudiant diplômé, un employé du Service national de renseignement (NIS) et un officier militaire, tous soupçonnés d’avoir participé à ces vols non autorisés.

Lee a rappelé que la Constitution sud‑coréenne interdit strictement à des civils d’entreprendre des actions susceptibles de provoquer la RPDC, et il a qualifié de «  profondément regrettable  » ces provocations privées. Il a également demandé aux ministères concernés de renforcer les réglementations et de prendre des mesures concrètes pour prévenir de futurs incidents.

Le geste de Lee intervient alors que les relations entre Séoul et Pyongyang restent très tendues. Depuis son arrivée au pouvoir en juin 2025, le président sud‑coréen a multiplié les efforts pour restaurer le dialogue avec Pyongyang. Toutefois, ses initiatives ont été rejetées par le gouvernement nord‑coréen, qui a récemment qualifié la Corée du Sud d’«  État le plus hostile  ».

En février, le ministre sud‑coréen de l’Unification, Chung Dong‑young, avait déjà présenté des regrets officiels à la RPDC pour ces incidents, tandis que Séoul annonçait son intention de renforcer les lois sur le survol illégal par drones près de la frontière, afin d’éviter de nouveaux accrochages.

Le président sud-coréen Lee Jae Myung a présenté ses regrets à la RPDC après des incursions de drones dans son espace aérien

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