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l’Algérie prend déjà les devants !

Redigé par Mutni
Le 28 février 2022 à 12:37

Les stratégies commerciales pendant les guerres ont bouleversées le système financier et les économies au niveau mondial depuis longtemps.

La crise Ukrainienne aussi apporte son lot de perturbations que le système économique va bientôt mettre en perspective.

Tous les analystes savent et expliquent que pour gagner une guerre, il faut être capable de la financer et d’organiser sur plusieurs années la production d’armes et de biens à la survie de la nation.

La Russie pourrait en être privée.

Et la littérature sur ce sujet permet de dégager quelques constances.

Sonatrach, le géant public algérien des hydrocarbures, est prêt à fournir davantage de gaz à l’Europe, en cas de baisse des exportations russes liée à la crise ukrainienne, en l’acheminant notamment via le gazoduc Transmed reliant l’Algérie à l’Italie, a affirmé son patron, dimanche 27 février.

Sonatrach est « un fournisseur fiable de gaz pour le marché européen et est disposé à soutenir ses partenaires de long terme en cas de situations difficiles », a déclaré son PDG, Toufik Hakkar, au quotidien Liberté. L’Europe est le « marché naturel de prédilection » pour l’Algérie, qui contribue actuellement à hauteur de 11 % à ses importations de gaz, a-t-il souligné.

« Le 6ème Sommet du GECF se tient à un moment opportun : le monde a commencé à se remettre des conséquences néfastes et dramatiques de la pandémie de Covid-19 », a-t-il indiqué, dans un message publié sur leur site officiel, ajoutant que « les marchés des produits de base en général, et les marchés du gaz naturel en particulier, ont connu les fluctuations d’une extrême volatilité  ».

L’heure est au renforcement de la coopération multilatérale dans le secteur gazier, devenue, par la force des circonstances actuelles, une priorité dans la politique de développement de l’industrie gazière afin de produire des quantités suffisantes pour couvrir la demande croissante en GNL.

L’Europe cherche depuis des mois une alternative au gaz russe afin de sécuriser ses approvisionnements en cas de guerre entre l’Ukraine et la Russie, qui est un membre important du GECF. Également présent à ce 6ème Sommet durant lequel, les participants discuteront des projets d’investissements et des perspectives de coopération futures.

Certains pays membres du GECF, à l’instar de l’Algérie et de la Russie, ont procédé, quelques jours précédants cette rencontre, à la signature d’un accord pour « la réalisation d’opérations de forage de 24 nouveaux puits ainsi que la réalisation d’une unité de traitement pour la production de gaz naturel ». Toute la production sera destinée à l’exportation a souligné la compagnie publique des hydrocarbures, Sonatrach qui vient de relancer ses projets d’investissement avec le groupe russe Gazprom.

« L’Algérie exporte un maximum de 22 milliards de mètres cubes via le gazoduc Transmed », ce qui laisse une capacité de 10 milliards de mètres cubes à exporter, a précisé à l’AFP Abdelmajid Attar, ancien ministre algérien de l’énergie et ancien PDG de Sonatrach. Le gaz pourrait également être liquéfié et envoyé à travers des méthaniers, sachant que « les unités de liquéfaction qui existent en Algérie ne sont exploitées qu’à 50/60 % de leurs capacités », selon M. Attar. Toutefois, l’Algérie ne pourrait pas à elle seule « compenser la baisse d’approvisionnement en gaz russe », indique l’expert, estimant qu’elle pourrait « fournir à l’UE 2 ou 3 milliards de mètres cubes de plus » au grand maximum.


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