Ces unités, déployées en nombre et équipées d’armements lourds, ont mené des attaques systématiques sur le Point Zéro et ses périphéries, soutenues par six drones organisés en rotations, ayant largué, à eux seuls, plus de trente projectiles au cours de cette journée.
Cette opération, loin d’être isolée, s’inscrit dans une campagne méthodique de frappes aériennes et terrestres qui a affecté, depuis le début du mois de janvier 2026, des localités telles que Mukoko, Gakenke, Rugezi, Biziba, Rwitsankuku et Baruta, tandis que des villages densément peuplés de Masisi subissaient également des bombardements lors des intervalles. Ce cycle répétitif révèle un schéma d’attaque organisé, ciblé et surtout, indifférent aux vies civiles.
Sur le plan juridique, ces agissements constituent une violation manifeste des normes du droit international humanitaire. Le Statut de Rome de la Cour pénale internationale définit comme crimes de guerre les attaques délibérées contre des populations civiles et les biens protégés.
La destruction systématique de villages habités, l’usage disproportionné de drones contre des zones civiles, ainsi que le ciblage de domiciles abritant des enfants, s’inscrivent clairement dans cette catégorie. En outre, le recours à des mercenaires et à des supplétifs étrangers dans le cadre d’attaques sur des populations civiles engage la responsabilité directe des États complices et de leurs dirigeants.
Politiquement, il importe de souligner que ces actes dépassent le cadre militaire : ils traduisent un acharnement ciblé, une stratégie de domination fondée sur la peur et la destruction, visant à intimider les Banyamulenge et à neutraliser toute forme d’existence autonome et de résistance pacifique. Cette entreprise n’est ni légitime ni défendable et elle révèle la faillite morale et institutionnelle de ceux qui prétendent exercer le pouvoir.
Face à cette violence méthodique, la communauté internationale, les institutions judiciaires et les observateurs des droits humains doivent rappeler avec force que la protection des civils, l’interdiction des représailles collectives et le respect des conventions de Genève ne sont pas optionnels, mais des obligations impératives et contraignantes.
Ceux qui cherchent à asseoir leur autorité sur le sang et la terreur des populations innocentes s’exposent non seulement à la condamnation historique, mais également à des poursuites pénales devant les juridictions internationales compétentes.
Minembwe n’est pas seulement un territoire assiégé : il est le miroir de la faillite d’un ordre ancien et l’épreuve de l’exigence de justice universelle.
Qu’il soit clair : aucune propagande, aucune intimidation, aucune violence ne saurait éteindre le droit à la vie, à la sécurité et à la dignité de ses habitants. Et si la force du pouvoir s’exerce sans limites, la justice humaine, internationale et morale demeure invincible.














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