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Bujumbura : le lait en poudre pour bébés hors de prix !

Redigé par iwacu
Le 22 décembre 2013 à 01:35

Les prix des différentes sortes de lait en poudre sont « exorbitants ».Et les tarifs ne cessent d’augmenter, malgré la faiblesse du pouvoir d’achat de la population.
Quand on fait le tour de la capitale, seuls quelques commerces et pharmacies possèdent le lait en poudre pour bébés.Les prix sont élevés, comme le soulignent vendeurs et consommateurs .
« Aujourd’hui, le lait Nativa se vend à 21.000Fbu la petite boîte de 400g, alors qu’il était à 17.000 Fbu il ya quelques mois », indique A.N., une vendeuse (...)

Les prix des différentes sortes de lait en poudre sont « exorbitants ».Et les tarifs ne cessent d’augmenter, malgré la faiblesse du pouvoir d’achat de la population.

Quand on fait le tour de la capitale, seuls quelques commerces et pharmacies possèdent le lait en poudre pour bébés.Les prix sont élevés, comme le soulignent vendeurs et consommateurs .

« Aujourd’hui, le lait Nativa se vend à 21.000Fbu la petite boîte de 400g, alors qu’il était à 17.000 Fbu il ya quelques mois », indique A.N., une vendeuse dans un magasin sise au centre ville.

« Nous n’avons plus de fournisseurs fixes, car la plupart d’entre eux ont dû abandonner leurs activités à causes des taxes de l’Office Burundais des Recettes(OBR) », explique-t-elle.

Les clients viennent aussi au compte-gouttes : « Notre stock s’écoule très lentement. Et c’est normal car peu de gens sont capables d’avoir les 21.000Fbu tous les trois jours pour nourrir leurs bébés. En plus, il y a un tas de charges familiales à couvrir. »

Même situation chez C. N., responsable d’une pharmacie servant le lait « picot ». Les prix ont augmenté de 500 Fbu en moins de deux semaines. Pour la boîte de 900 g, il est passé de 34900Fbu à 35.400 Fbu.

La responsable indique que les causes de la montée des prix sont les taxes payées à l’OBR, l’instabilité du cours de change du Fbu et la hausse du prix au marché d’approvisionnement. Elle demande à l’Etat du Burundi d’exonérer le lait en poudre pour le bien-être des bébés : « C’est un des aliments essentiels pour le bébé. Et si les parents ne parviennent pas à l’avoir, c’est la vie des enfants du pays qui est mise en danger. »

« Faute de moyens, les mamans donnent le lait pasteurisé »

A cause de la cherté du lait en poudre, nombre de parents se rabattent sur le lait de vache pasteurisé. « A un certain moment je me suis rendu compte que je suis incapable de me procurer le lait Nativa et j’ai dû utiliser le lait pasteurisé, même si c’est déconseillé par nos médecins », confie E.V., fonctionnaire, 27 ans.

Elle avance qu’avec son salaire d’environ 120 mille Fbu, elle ne pouvait pas dépenser 35.000Fbu par semaine pour son nourrisson de 4 mois alors qu’il y a d’autres besoins à satisfaire. « Je sais que ce n’est pas bon pour sa santé, mais comme en raison du boulot, je n’étais pas en mesure de l’allaiter à satiété, je n’avais pas d’autre choix », déplore-t-elle.

L’Association Burundaise des Consommateurs (ABUCO) estime aussi que les tarifs ne sont pas proportionnels au revenu du consommateur moyen. « Nous lançons un appel au gouvernement de penser à alléger les taxes sur ces produits afin que les prix baissent sur le marché local », insiste Noël Nkurunziza, président de l’ABUCO.

La disparité des prix est un autre défi à surveiller : « Le ministère du Commerce doit contrôler les prix pour voir si les commerçants ont réellement une marge bénéficiaire juste. Car, nous avons observé, dans certains endroits, une différence de près de 2000Fbu pour un même produit. »

Quant à la réglementation des prix, Iwacu a essayé de contacter le ministère du Commerce, sans succès.


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