Il s’agit du CNL, de l’UPRONA, du CODEBU, de Sahwanya Frodebu et du CDP, qui ont publié une déclaration conjointe le 8 mai 2026. Ils affirment que les élections législatives et sénatoriales de 2025 ont été entachées d’irrégularités graves et qu’aucune réforme crédible n’a été engagée depuis.
Contestations des élections de 2025
Sans entrer dans les détails, ces partis dénoncent des dysfonctionnements déjà signalés par plusieurs observateurs et organisations de la société civile, notamment :
des accusations de fraude électorale, des pressions sur les électeurs, des restrictions de la liberté de vote, et l’implication présumée de jeunes affiliés au parti au pouvoir CNDD-FDD, les Imbonerakure, dans le processus électoral.
Ces élections avaient abouti à une domination totale du parlement par le CNDD-FDD, une situation inédite depuis l’introduction du multipartisme au Burundi.
Les cinq partis déclarent qu’ils ne prendront pas part aux réunions préparatoires de la présidentielle de 2027, sauf si un dialogue politique inclusif est engagé afin de corriger les dysfonctionnements constatés et restaurer la confiance dans le processus électoral.
Ils appellent à des discussions politiques globales impliquant toutes les parties prenantes, estimant que seule une telle démarche peut garantir des élections crédibles.
Dans leur déclaration, les partis signataires exhortent le président Évariste Ndayishimiye à assumer son rôle de garant de la stabilité démocratique et à initier un dialogue politique national.
Ils disent rester ouverts à des échanges « sincères et constructifs » visant à renforcer la démocratie et à assurer la transparence des futures élections.
Le 9 mai 2026, le président Ndayishimiye a réagi en appelant au calme, affirmant que certains acteurs politiques avaient des inquiétudes sur les élections et qu’un « échange » était nécessaire pour apaiser les tensions.
De son côté, le président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), Prosper Ntahorwamiye, a rappelé que la participation aux réunions préparatoires relève du volontariat, indiquant que seuls les partis désireux d’y participer seront présents. Il a également écarté les appels à un dialogue politique formel dans ce cadre.
Un contexte politique tendu
Cette nouvelle crise intervient dans un contexte politique déjà marqué par de fortes tensions autour du processus électoral. Les opposants dénoncent régulièrement un déséquilibre en faveur du parti au pouvoir, tandis que les autorités affirment que les élections se déroulent conformément aux lois en vigueur.
À moins d’un an des élections de 2027, le débat sur la transparence et la crédibilité du processus électoral reste donc au cœur des tensions politiques au Burundi.














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