Revenant sur ses propos tenus en décembre 2023, à la fin de sa campagne pour un second mandat présidentiel, Félix Tshisekedi avait adopté un ton particulièrement ferme à l’égard de la situation sécuritaire. Il avait alors déclaré que si une seule balle tirée par la coalition AFC/M23 atteignait la ville de Goma, il demanderait l’autorisation du Parlement pour engager des actions militaires contre le Rwanda.
« À l’heure actuelle, notre armée peut frapper Kigali tout en étant basée à Goma », avait-il entre autres affirmé devant ses partisans, indiquant qu’en cas de provocation ou de prise de territoires autour de Goma, il saisirait le Parlement pour obtenir l’autorisation de déclarer la guerre.
Interrogé par un journaliste sur la priorité accordée à la diplomatie face à la puissance militaire et sur la période à laquelle les villes de Goma et Bukavu repasseraient sous le contrôle de l’État, le président a reconnu la pertinence des critiques, tout en soulignant son absence de formation militaire.
« Vous devez comprendre que, en tant que civil comme moi, sans formation militaire, le premier réflexe est la diplomatie. Mais cela vient après une évaluation honnête de la situation », a-t-il déclaré.
Félix Tshisekedi a ensuite expliqué avoir réévalué la situation militaire du pays, estimant que ses précédentes déclarations étaient basées sur des informations inexactes.
« Aujourd’hui, je veux profiter de cette occasion pour présenter mes excuses au peuple congolais, non pas parce que j’ai reculé, mais parce que j’avais reçu de fausses informations concernant notre armée », a-t-il indiqué, ajoutant que les sanctions et arrestations actuellement observées au sein des forces armées congolaises confirment l’existence de graves dysfonctionnements internes.
Une armée défaillante
Le président congolais a décrit une situation préoccupante au sein des Forces armées de la RDC (FARDC), évoquant un manque d’équipement et une désorganisation structurelle.
« On ne va pas à la guerre avec une armée totalement désorientée, décomposée, désorganisée », a-t-il déclaré, ajoutant que les militaires manquaient d’uniformes, d’armes et de munitions suffisantes pour mener des opérations efficaces.
Il a également affirmé que certains éléments internes auraient contribué à affaiblir l’institution militaire.
« Il y avait une réalité qui nous avait été cachée dans cette armée. Nous savons aujourd’hui qu’elle a été infiltrée et affaiblie de l’intérieur », a-t-il indiqué.
Face à ces constats, Félix Tshisekedi a justifié le recours à la diplomatie comme principale option stratégique de son gouvernement.
« Nous n’avions pas d’autre choix que la diplomatie. C’est devenu notre arme », a-t-il déclaré.
Selon lui, cette approche a permis d’obtenir des résultats, notamment grâce à la coopération avec des partenaires internationaux engagés dans la stabilisation de la région et le soutien aux efforts de paix en RDC.














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