Kinshasa défie ses engagements ou la guerre ouverte est proclamée

Redigé par Tite Gatabazi
Le 18 mars 2026 à 02:23

Dans une sortie au ton résolument alarmant, Bertrand Bisimwa, coordonnateur adjoint de AFC/M23, a exposé la stratégie de riposte face aux frappes de drones et à la multiplication des victimes civiles innocentes.

Selon lui, le régime de Kinshasa a choisi la voie de la confrontation armée, reléguant aux oubliettes ses engagements pris à Doha, comme si ces derniers n’étaient que de vaines déclarations diplomatiques.

Cette décision, assumée sans équivoque, révèle une rupture inquiétante avec toute prudence stratégique : la guerre n’est plus un scénario éventuel, elle est désormais une réalité assumée par le gouvernement congolais, avec les risques qu’elle comporte pour la stabilité nationale et régionale.

Escalade et humanitaire : une trajectoire incertaine et périlleuse

Face à ces provocations assumées, Bertrand Bisimwa proclame que la riposte sera orchestrée avec une fermeté méthodique et implacable, visant à assurer la protection des populations et la sécurisation de ses positions stratégiques.

Cette posture, loin de se limiter à une simple déclaration de principe, traduit la volonté de préserver l’intégrité des civils et des zones contrôlées, tout en affichant une détermination sans équivoque à contenir les offensives du régime de Kinshasa. Chaque mot prononcé témoigne de la gravité de la situation et de la nécessité d’une vigilance absolue face à l’aggravation constante des tensions.

Cependant, derrière cette affirmation ferme se profile une inquiétude d’une portée inquiétante : celle d’une escalade incontrôlable dont nul ne peut aujourd’hui mesurer les conséquences.

La logique de riposte, si elle se durcit et se prolonge, risque de transformer chaque affrontement ponctuel en un foyer de déstabilisation généralisée, où les pertes humaines et les dommages matériels pourraient se multiplier de manière exponentielle.

L’ombre de cette perspective plane sur l’ensemble de la région, soulignant combien l’imprévisibilité des événements et l’intransigeance des parties engagées pourraient bientôt redéfinir, dans ses fondements mêmes, le paradigme sécuritaire de l’Est congolais.

Chaque frappe, chaque contre-attaque accroît la souffrance des civils et fragilise les équilibres locaux, transformant l’Est du pays en un théâtre où la violence devient systémique et où nul ne peut prévoir l’ampleur des conséquences.

La fragilité des engagements diplomatiques, confrontée à la réalité brutale des affrontements, expose la région des Grands Lacs à une instabilité durable. L’heure est grave : le conflit, loin d’être circonscrit, menace désormais de redessiner les contours mêmes de la sécurité et de l’ordre en République démocratique du Congo.

Bertrand Bisimwa, coordonnateur adjoint de AFC/M23, a exposé la stratégie de riposte face aux frappes de drones et à la multiplication des victimes civiles innocentes

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