La famille de l’ex-président Edgar Lungu rejette les allégations d’empoisonnement

Redigé par IGIHE
Le 18 février 2026 à 06:32

La famille de l’ancien président zambien Edgar Lungu a formellement rejeté les allégations selon lesquelles il aurait été empoisonné, alors que les autorités sud-africaines poursuivent une enquête qui continue de retarder ses funérailles, près de huit mois après son décès en juin 2025.

Décédé le 5 juin 2025 à l’âge de 68 ans dans un hôpital de Pretoria, en Afrique du Sud, où il recevait des soins pour une affection non rendue publique, l’ancien chef de l’État n’a toujours pas été inhumé. Sa dépouille se trouve encore dans une morgue sud-africaine, au cœur d’un conflit juridique opposant ses proches au gouvernement zambien.

Les soupçons d’empoisonnement ont émergé dans certains cercles politiques, notamment au sein du Patriotic Front, le parti de l’ex-président. Ces allégations ont conduit le South African Police Service à ouvrir une enquête et à émettre plusieurs convocations.

Dans une récente correspondance, les avocats de la famille ont qualifié ces accusations « d’infondées » et « dénuées de preuves crédibles », tout en affirmant que leurs clients coopèrent pleinement avec les autorités sud-africaines.

La police aurait également adressé des citations à comparaître à la maison funéraire en charge du corps, sollicitant sa remise pour un éventuel examen post-mortem — une démarche contestée par la famille, qui estime qu’elle contrevient aux décisions judiciaires en vigueur.

Au-delà des circonstances du décès, le dossier s’est transformé en véritable bataille judiciaire concernant le lieu et les modalités des funérailles. Le gouvernement zambien souhaite rapatrier la dépouille à Lusaka afin d’organiser des funérailles d’État, conformément au protocole réservé aux anciens chefs d’État.

La famille, pour sa part, affirme que l’ancien président aurait exprimé le souhait d’être enterré en Afrique du Sud dans un cadre privé. En août 2025, la Haute Cour de Pretoria avait ordonné le rapatriement du corps en Zambie. Toutefois, la veuve de Lungu a interjeté appel devant la Cour suprême d’appel siégeant à Bloemfontein, espérant faire annuler cette décision.

L’affaire suscite un vif débat public en Zambie comme en Afrique du Sud. Certains observateurs dénoncent la lenteur des procédures et le manque de clarté autour de l’enquête médicale, tandis que d’autres soulignent la nécessité de respecter les décisions de justice et les obligations protocolaires liées au statut d’ancien président.

En attendant l’issue des procédures judiciaires et de l’enquête en cours, aucune date ni aucun lieu définitif pour l’inhumation d’Edgar Lungu n’ont été annoncés, laissant planer une incertitude persistante sur la conclusion de ce dossier sensible.

La famille de l’ancien président zambien Edgar Lungu a formellement rejeté les allégations selon lesquelles il aurait été empoisonné

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