Le chef de l’État s’exprimait ce 6 mars 2026, lors d’une rencontre avec des diplomates accrédités au Rwanda, à l’occasion d’un déjeuner organisé à Kigali.
« Le fils de l’ancien président rwandais, qui a conduit le pays au génocide, ainsi que d’autres collaborateurs, continuent de se rendre à Kinshasa pour étendre leur coopération avec les FDLR, où ils sont accueillis à bras ouverts », a indiqué le chef d’État, insistant sur le fait que la présence et le renforcement des FDLR en RDC constituent une menace sérieuse pour la sécurité du Rwanda et pour la stabilité de la région.
Le Président a déploré le fait que ce groupe génocidaire continue de recevoir du soutien : « Nos préoccupations en matière de sécurité sont liées à la persistance des FDLR et à leur idéologie extrémiste violente, qui est la même que celle du génocide. Il est regrettable de constater que ce groupe bénéficie de soutiens dans la région et ailleurs. »
Selon des sources jugées fiables, le président de la RDC, Félix Tshisekedi, et la famille Habyarimana auraient œuvré à renforcer les capacités des FDLR en leur fournissant du matériel, en facilitant le recrutement de nouveaux combattants et en mettant en place une nouvelle direction. Le fils de Habyarimana, Jean‑Luc Habyarimana, serait pressenti pour en prendre la tête.
Une source proche de la présidence congolaise a également indiqué que les autorités de Kinshasa entretiennent une coopération étroite avec Jean‑Luc Habyarimana, avec des membres du Rwanda National Congress (RNC), dirigé par Kayumba Nyamwasa, ainsi qu’avec le groupe se présentant comme le « gouvernement rwandais en exil », dirigé par Thomas Nahimana, ancien prêtre.
Dans ce contexte, Félix Tshisekedi aurait envisagé d’organiser à Kinshasa, au début de l’année 2026, une réunion de haut niveau réunissant différents groupes armés se présentant comme opposants au gouvernement rwandais, afin de former une coalition militaire capable de déstabiliser le Rwanda et, à terme, tenter de renverser le gouvernement en place à Kigali.
Le 4 février 2026, le président congolais s’est rendu aux États-Unis pour mener une campagne visant à convaincre des membres du Congrès américain de faire pression sur l’administration américaine afin qu’elle impose des sanctions au Rwanda, qu’il accuse d’implication dans le conflit dans l’est de la RDC.
Cependant, cette initiative n’a pas produit les résultats escomptés, les sénateurs américains ayant souligné que la recherche d’une paix durable passe par des mesures concrètes du gouvernement congolais contre les FDLR ainsi que contre les milices Wazalendo.
Le Président Kagame a par ailleurs souligné que les FDLR représentent non seulement un groupe terroriste, mais aussi une idéologie génocidaire qui continue d’alimenter les tensions dans la région, ciblant notamment les Tutsi congolais.
Saluant le travail des forces de sécurité rwandaises pour leur rôle dans la protection des frontières et la préservation de la sécurité nationale, le Président Kagame a une nouvelle fois réitéré la volonté du Rwanda de lever ses mesures défensives, à la seule condition que Kinshasa s’acquitte de son obligation de procéder à la neutralisation effective des FDLR, conformément aux engagements pris.














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