S’exprimant ce 26 mars 2026 lors d’une réunion du Conseil de sécurité des Nations unies consacrée à la situation d’insécurité dans l’Est de la RDC, M. Boulos a souligné que des millions de civils exposés à la violence sont forcés de fuir leurs foyers.
Le conseiller américain a en outre rappelé la signature, en décembre 2025, d’un accord de paix entre le Rwanda et la RDC, sous l’égide des États-Unis. Cet accord, perçu comme une étape majeure pour encourager le dialogue et la coopération entre les deux pays, prévoit la neutralisation effective des FDLR, ce qui permettrait la levée progressive des mesures défensives mises en place par le Rwanda.
« Sous la direction du président Trump, les Accords de Washington constituent une avancée décisive, traduisant un engagement de bonne foi de la RDC et du Rwanda à dépasser les confrontations pour s’orienter vers le dialogue, la coopération et une stabilité durable », a notamment déclaré M. Boulos, tout en soulignant que la situation ne pourra être résolue instantanément.
« La fin d’un conflit majeur et de longue durée, tel que celui de l’Est de la RDC, ne saurait intervenir du jour au lendemain. Elle requiert patience, dialogue soutenu, engagement mutuel des parties concernées et appui constant de la communauté internationale. Les accords, établis sur la base de la volonté des deux pays et de leurs dirigeants, visent à transcender les confrontations pour instaurer un dialogue constructif, renforcer la coopération et garantir une sécurité durable. »
Outre les accords de Washington, M. Boulos a également évoqué les pourparlers complémentaires de Doha entre le groupe rebelle AFC/M23 et le gouvernement congolais, soulignant la nécessité pour toutes les parties de se conformer strictement aux obligations convenues.
« Ces mesures sont essentielles pour répondre aux préoccupations sécuritaires qui alimentent la méfiance et l’instabilité dans la région », a-t-il insisté, relayant le même message sur le réseau social X.
Attaque meurtrière à Goma
Massad Boulos a par ailleurs vivement réagi à l’attaque meurtrière survenue le 11 mars 2026 dans le quartier de Himbi, dans la ville de Goma, où deux drones ont frappé une zone urbaine, causant la mort de trois civils, dont une ressortissante française employée par l’UNICEF, appelant les parties en conflit à mettre fin aux offensives dirigées contre les populations civiles.
« J’exprime mes condoléances à la famille et aux proches de la Française tuée, ainsi qu’aux autres victimes de l’attaque du 11 mars à Goma. Nous appelons toutes les parties concernées à veiller à ce que l’ensemble des combattants armés, y compris les entreprises privées de sécurité, mettent un terme aux attaques par drones et s’abstiennent de déployer des forces armées dans des zones urbaines densément peuplées », a-t-il insisté.
Cette réaction fait suite à une frappe de drone survenue à Goma, qui a coûté la vie à trois civils, dont la ressortissante française. La coalition AFC/M23, qui contrôle la ville, attribue l’attaque aux forces congolaises, affirmant qu’elle visait ses principaux dirigeants, notamment Corneille Nangaa et le général-major Sultani Makenga, malgré un cessez-le-feu en vigueur, tout en dénonçant la poursuite de bombardements aveugles dans des zones densément peuplées.














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