Au pays de Tshisekedi, l’art de la promesse semble avoir atteint des sommets inédits, transformant chaque engagement en un mirage insaisissable. Les mots volent haut, généreux et rassurants, mais les actes, eux, s’écrasent sur la scène politique avec la lourdeur d’un passage en force. Il y a quelques semaines à peine, Tshisekedi, serein et sûr de lui, déclarait devant les évêques de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) qu’il n’y avait nul besoin de hâter une révision constitutionnelle. Pourtant, à l’abri des regards, ses acolytes se sont rués pour élaborer une réforme éclair, dans une précipitation mal dissimulée, révélant l’impatience d’un pouvoir qui agit comme des apprentis sorciers pressés de manipuler les arcanes du pays. Les voilà, poussant la charrue bien loin devant les bœufs, avec un empressement qui trahit l’angoisse d’une échéance cruciale, la prochaine élection.