Burundi : une résurgence inquiétante du choléra frappe le pays

Redigé par IGIHE
Le 6 avril 2026 à 02:25

Le Burundi est confronté à une résurgence préoccupante du choléra depuis la fin de l’année 2025 et le début de 2026, marquant le retour d’une maladie hydrique qui avait déjà affecté plusieurs districts en 2025.

Selon les autorités sanitaires, plus de 3 500 cas ont été signalés en 2025, tandis que l’apparition de nouveaux foyers en 2026 suscite une vive inquiétude parmi les populations locales et les professionnels de santé.

La ministre burundaise de la Santé publique, Lydwine Baradahana, a récemment confirmé la résurgence du choléra, indiquant que 18 nouvelles infections ont été enregistrées en une seule journée en avril 2026, tandisque que 34 patients sont actuellement pris en charge dans des centres spécialisés à l’hôpital Prince Regent Charles de Bujumbura. Elle a qualifié la situation d’« inquiétante », soulignant qu’il s’agit du premier rebond significatif de l’année 2026.

Le choléra, infection bactérienne causée par Vibrio cholerae, se transmet par l’ingestion d’eau ou d’aliments contaminés. La maladie entraîne une diarrhée sévère et une déshydratation rapide, pouvant être mortelle si elle n’est pas traitée rapidement. Elle est souvent liée à des conditions d’hygiène précaires, à l’insuffisance des infrastructures d’eau potable et à un assainissement défaillant, des problèmes persistants dans plusieurs régions du pays.

Cette résurgence serait due à un manque d’hygiène et à de faibles mesures d’assainissement dans certaines communautés, favorisant la propagation de l’infection. Dans plusieurs quartiers de Bujumbura, les habitants dénoncent également l’accès irrégulier à l’eau potable, rendant difficiles les gestes de prévention élémentaires, comme le lavage régulier des mains.

Les conditions socio-économiques précaires, surtout dans les zones urbaines surpeuplées et les quartiers défavorisés, aggravent considérablement la lutte contre les maladies hydriques. Sans un accès fiable à l’eau potable, la chaîne de transmission du choléra reste intacte, menaçant la vie de milliers de personnes, alertent les experts médicaux.

Par ailleurs, les services sanitaires burundais, déjà confrontés à des ressources limitées, doivent gérer cette flambée tout en maintenant les soins pour d’autres affections.

Les experts sanitaires lancent un appel urgent à des mesures immédiates et à un renforcement du soutien pour garantir l’accès à l’eau potable et aux installations sanitaires, avertissant que sans ces interventions, la maladie risque de se propager rapidement, exposant gravement les populations vulnérables.

Le Burundi est confronté à une résurgence préoccupante du choléra depuis la fin de l’année 2025 et le début de 2026

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