Le Rwanda dénonce une manœuvre dilatoire du gouvernement congolais

Redigé par IGIHE
Le 12 janvier 2026 à 03:14

Le ministre rwandais des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, l’ambassadeur Olivier Nduhungirehe, a qualifié de « manœuvre dilatoire » les tentatives du gouvernement de la République démocratique du Congo de souhaiter lancer un nouveau processus de discussions, soulignant l’importance des négociations déjà en cours.

Ces derniers jours, Kinshasa a exprimé son intention de lancer de nouvelles discussions impliquant des Congolais issus de différents groupes.

Pour ce faire, le président congolais Félix Tshisekedi s’est rendu à trois reprises à Luanda, depuis le 14 décembre 2025, pour s’entretenir avec son homologue angolais João Lourenço sur le déroulement de ce processus.

Selon le porte-parole du gouvernement congolais, Patrick Muyaya, ces nouvelles négociations à Kinshasa diffèreraient des réunions précédentes tenues à Washington D.C., aux États-Unis, et à Doha, au Qatar.

« À Washington, les négociations nous ont impliqués nous et le Rwanda, le père. À Doha, elles nous ont impliqués nous et le M23, le fils », a-t-il entre autres déclaré.

Le ministre Nduhungirehe a insisté sur le fait que ces nouvelles discussions visent à obtenir un levier supplémentaire, une stratégie connue sous le nom de « forum shopping ».

« Quand le père (gouvernement congolais), le fils (génocidaires FDLR), et le mauvais esprit (idéologie du génocide) tentent un énième “forum shopping” en trois ans, en guise de manœuvre dilatoire, nous rappelons simplement que le salut viendra tout d’abord de la volonté politique de Kinshasa d’appliquer de bonne foi les processus de paix actuels », a-t-il indiqué via un post sur X.

Selon les sources, l’AFC/M23 a également été invitée à participer à ces discussions qui devraient se tenir à Kinshasa, ce qui soulève des interrogations sur la pertinence des négociations de Doha.

La coalition a toutefois rappelé au président angolais, via un récent communiqué, que le processus de paix de Doha, qui, malgré les difficultés inhérentes, a progressivement abouti à des résultats, soulignant que les accords conclus à travers ce processus doivent être considéré comme « des acquis structurants et irréversibles du processus de paix, et non comme de simples étapes secondaires ».

Le ministre Nduhungirehe, a critiqué les tentatives de la RDC de lancer de nouvelles discussions, soulignant l’importance des négociations déjà en cours

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