Les citoyens rwandais pourraient mal apprécier les 20 ans de réalisations du TPIR

Redigé par IGIHE
Le 9 juin 2014 à 03:52

Les dirigeants du TPIR-Arusha (Tribunal Pénal International pour le Rwanda) et le TPY (Tribunal Pénal pour la Yougoslavie) ont exposé le bilan de leurs activités devant le Conseil de sécurité des Nations Unies ce jeudi 5 juin au moment où, 20 ans après, ces deux tribunaux s’apprêtent à clôturer leurs activités.
Ce bilan a été jugé satisfaisant quoique certaines décisions de ces tribunaux à l’endroit des présumés criminels ont été critiquées
L’ambassadeur du Rwanda à l’ONU, Richard Gasana, après avoir (...)

Les dirigeants du TPIR-Arusha (Tribunal Pénal International pour le Rwanda) et le TPY (Tribunal Pénal pour la Yougoslavie) ont exposé le bilan de leurs activités devant le Conseil de sécurité des Nations Unies ce jeudi 5 juin au moment où, 20 ans après, ces deux tribunaux s’apprêtent à clôturer leurs activités.

Ce bilan a été jugé satisfaisant quoique certaines décisions de ces tribunaux à l’endroit des présumés criminels ont été critiquées

L’ambassadeur du Rwanda à l’ONU, Richard Gasana, après avoir apprécié en général le TPIR et le TPY, a montré que les citoyens rwandais pourraient ne pas être satisfaits de la qualité des services rendus par le TPIR.

L’ambassadeur a dit qu’il est normal que les présumés criminels ne sont pas nécessairement tous reconnus coupables. Il a néanmoins exprimé ses inquiétudes sur les agissements de la Chambre d’appel du TPIR qui a innocenté d’anciens hauts dirigeants militaires et d’anciens ministres qui avaient en première instance écopé de lourdes peines.

Il a rappelé les aveux de l’ancien Premier Ministre, Jean Kambanda, qui a reconnu par écrit ses crimes de génocide pour affirmer que ce génocide des Tutsi avait été préparé et organisé par les dirigeants du pays d’alors.

Il s’est dit atterré de voir déclarés innocents surtout par la Chambre d’Appel du TPIR nombre de ministres dont l’ancien Ministre des affaires étrangères, de hauts dirigeants militaires y compris le commandant de la Gendarmerie.

"Le TPIR-Arusha aurait dû avoir montré sa crédibilité et intégrité aux citoyens rwandais surtout ceux qui subissent les conséquences du génocide des Tutsi de 1994", a déclaré l’Ambass. Richard Gasana devant les 15 membres du Conseil de Sécurité montrant par la suite ses préoccupations face aux manoeuvres dilatoires des dossiers de génocide transmis par le TPIR à la justice française, dossiers qui, à ce jour, ne sont pas encore ouverts.

L’ambassadeur a aussi soulevé des inquiétudes face aux neufs présumés criminels de génocide qui ne sont pas encore arrêtés dont Félicien Kabuga, le Major Protais Mpiranya et l’ancien Chef d’Etat major des FAR (Anciennes Forces Armées Rwandaises), le gén.Augustin Bizimana.


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