Lointaine est la culture d’étiqueter ses marchandises

Redigé par IGIHE
Le 7 février 2018 à 12:59

Une petite enquête menée par une journaliste d’IGIHE montre que les commerçants de Kigali rechignent à mettre des étiquettes de prix sur leurs marchandises quand bien même une instruction claire et nette a été émise par le Ministère du Commerce à ce sujet.

Ces commerçants trouvent que les habitudes des acheteurs sont autres. C’est le cas de ce commerçant de friperies.

"Voyez-vous sur ces dressoirs à habits, chaque vêtement portait une étiquête indiquant le prix. Mais dès qu’un client entrait dans la boutique, il en ressortait immédiatement après avoir jeté un oeil sur les indications de prix. Pourtant quand il n’y a pas de prix, les clients viennent et vous marchandez", a dit le commerçant violant délibérément les instructions du Ministère du Commerce qui promet des sanctions aux contrevenants.

"Partout où il y a des points de vente, des expositions et des foires, les commerçants doivent taguer leurs marchandises en montrant les prix y afférents", a confié à IGIHE Emmanuel Mugabe, Directeur du Commerce près le Ministère du Commerce, Industrie et Coopératives promettant une amende variant de 20 mille à cinq millions de francs au récalcitrants.

Les consommateurs, contrairement à une opinion de certains commerçants, "les indications de prix me permettent de planifier mon shopping. Le service est aussi rapide", dit Hussein Kalisa tenant une boutique alimentaire.

De l’avis général, l’étiquettage des marchandises est très important pour le consommateur qui s’approvisionne sans avoir besoin de marchander avec le commerçant. Cet étiquettage est aussi un bon indicateur pour les services publics de monitoring de l’évolution des prix sur le marché qui, le cas échéant, font des rapprochements avec la qualité du pouvoir d’achant des consommateurs.


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