Cette décision intervient dans un contexte marqué par une recrudescence des tensions xénophobes et des manifestations anti-immigrés dans plusieurs grandes villes sud-africaines.
Selon la ministre nigériane des Affaires étrangères, Bianca Odumegwu-Ojukwu, ce mouvement s’inscrit dans un dispositif gouvernemental de rapatriement volontaire, mis en place pour aider les citoyens confrontés à des situations difficiles à l’étranger et répondre à des préoccupations de sécurité.
Le ministère nigérian des Affaires étrangères précise que la plupart des personnes concernées se trouvent en situation administrative irrégulière. Son porte-parole, Kimiebi Ebienfa, explique que certains migrants ont dépassé la durée de validité de leurs visas ou ne disposent plus de documents en règle. Dans ce contexte, beaucoup préfèrent quitter le pays de leur propre initiative afin d’éviter d’éventuelles difficultés avec les autorités locales.
Ces départs interviennent alors que des manifestations ont récemment eu lieu à Pretoria et Johannesburg. Certains groupes y réclament un renforcement des contrôles migratoires, accusant les étrangers en situation irrégulière de contribuer aux difficultés économiques, notamment sur le marché de l’emploi et les services publics.
Face à cette situation, plusieurs organisations de défense des migrants dénoncent une tendance récurrente à rendre les étrangers responsables des problèmes socio-économiques du pays.
Sur le plan diplomatique, le gouvernement nigérian a exprimé sa préoccupation et engagé des discussions avec les autorités sud-africaines. Abuja a également demandé des explications concernant certains cas récents impliquant des ressortissants nigérians décédés lors d’interventions des forces de l’ordre.
Les deux pays affirment vouloir renforcer leur coopération afin de réduire les tensions et protéger les communautés étrangères présentes en Afrique du Sud.
Ce phénomène s’inscrit dans un contexte plus large, puisque le pays a déjà connu par le passé plusieurs vagues de violences xénophobes, souvent alimentées par des tensions sociales, un taux de chômage élevé et des débats sensibles sur l’immigration irrégulière.
Même si les autorités sud-africaines ont condamné ces violences et promis de renforcer la sécurité, les communautés étrangères continuent d’exprimer leur inquiétude face à une situation jugée fragile.
Dans ce climat incertain, les autorités nigérianes estiment que le nombre de demandes de retour volontaire pourrait encore augmenter dans les prochains jours, en fonction de l’évolution de la situation sécuritaire en Afrique du Sud.














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