Au total, le pays a importé 195 610 tonnes de sucre pour une valeur de 145 millions de dollars (environ 212 milliards de francs rwandais) en 2025, contre 308 000 tonnes d’une valeur de 238 millions de dollars (près de 348 milliards de francs rwandais) en 2024.
Ces importations comprenaient du sucre brut destiné au raffinage industriel, des intrants pour les industries des boissons et de l’agroalimentaire, ainsi que du sucre raffiné pour la consommation des ménages.
Le ministre du Commerce et de l’Industrie, Prudence Sebahizi, explique cette baisse par plusieurs facteurs. « La diminution des importations s’explique par une baisse de la consommation locale de sucre raffiné, conjuguée à une augmentation de la production nationale », a-t-il déclaré au journal The New Times.
Le ministre a également souligné que les réexportations, notamment de sucre brut destiné à être transformé dans la région, ont diminué en 2025 par rapport à l’année précédente, contribuant ainsi à la baisse globale des volumes importés.
Selon les explications, cette tendance reflète davantage des ajustements du marché que l’effet de nouvelles politiques publiques, mettant en évidence l’évolution des préférences des consommateurs et des dynamiques d’approvisionnement.
Cette baisse intervient après une forte hausse observée en 2024, lorsque les importations avaient atteint 308 000 tonnes pour une valeur de 238 millions de dollars, soit une progression de 24 % par rapport aux 192 millions de dollars enregistrés en 2023.
Le Rwanda continue d’appliquer le Tarif extérieur commun de la Communauté d’Afrique de l’Est, en complément de mesures de sauvegarde destinées à équilibrer l’accessibilité des prix pour les consommateurs et la protection des producteurs locaux. Afin de stabiliser les prix, le gouvernement autorise également des importations stratégiques dans le cadre de quotas encadrés.
Par ailleurs, les autorités ont temporairement assoupli l’application de ce tarif sur le sucre et d’autres denrées alimentaires essentielles, afin de limiter l’impact de la hausse des prix sur les ménages, selon le ministère des Finances et de la Planification économique.
À moyen terme, le gouvernement prévoit d’allouer 8 000 hectares à la culture de la canne à sucre et de mobiliser au moins 50 millions de dollars d’investissements privés.
Cette initiative vise à accroître les capacités de transformation, à renforcer l’industrie sucrière nationale et à réduire davantage la dépendance du pays aux importations.














AJOUTER UN COMMENTAIRE
REGLES D'UTILISATIONS DU FORUM
Ne vous eloignez pas du sujet de discussion; Les insultes,difamations,publicité et ségregations de tous genres ne sont pas tolerées Si vous souhaitez suivre le cours des discussions en cours fournissez une addresse email valide.
Votre commentaire apparaitra apre`s moderation par l'équipe d' IGIHE.com En cas de non respect d'une ou plusieurs des regles d'utilisation si dessus, le commentaire sera supprimer. Merci!