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Goma la ville assiégée par la terreur

Redigé par Tite Gatabazi
Le 14 avril 2024 à 11:05

Dans la ville assiégée de Goma, la terreur règne en maître alors que les habitants sont pris au piège d’une spirale de violence incontrôlée. Des récits poignants dépeignent un tableau d’horreur quotidienne, où la vie est devenue aussi précaire que précieuse.

Les rues, autrefois animées par le commerce et la vie quotidienne, résonnent désormais des échos des fusillades nocturnes. Les habitants vivent dans un état de peur permanente, sachant que chaque jour peut être leur dernier.

La simple possession d’un téléphone portable ou d’une radio peut désormais être une condamnation à mort, alors que les criminels armés opèrent en toute impunité.

La ville est sous la coupe des wazalendo, des militaires FARDC, des FDLR et des policiers.

Et pourtant, c’est le gouvernement qui a légalisé les wazalendo et qui les a armés. Ces vaillants « patriotes » vantés par le pouvoir sont le cauchemar des congolais de Goma.

Goma et ses environs enregistrent des morts à la pelle. Et la population crie sa lassitude.

Buhene, Majengo, Ndosho, Kyeshero, Lac vert, Mugunga, Mubambiro, Katoyi, Kaziba les wazalendo et FARDC sèment la mort, la terreur et pas un seul quartier n’est à l’abri de ces criminels.

La propagande avait présenté ces criminels comme une solution miracle, elle s’avère être une posologie toxique pour la population.

Ceux qui avaient avalé la propagande de l’option wazalendo comme patriotes quand ils massacrent les tutsi congolais se mordent les doigts aujourd’hui et se rendent à l’évidence : ils ont affaire à des criminels sans foi ni loi.

Les images sont insoutenables et les réseaux sociaux inondent des témoignages de l’exaspération de la population de Goma.

Parmi les coupables désignés, on trouve les "wazalendo", des individus qui se sont arrogé le droit de vie et de mort sur la population en imposant une taxe sinistrement appelée "lala salama" (laisser dormir).

Ceux qui refusent de payer sont confrontés à des conséquences brutales, leur vie étant sacrifiée pour une poignée de francs. Les images et les récits qui parviennent de la ville dépeignent des scènes de carnage et de désespoir, alors que les habitants sont pris au piège entre les griffes des milices et des forces de sécurité défaillantes, complaisantes et souvent complices.

Même les forces armées censées protéger la population semblent avoir abandonné tout espoir de maintenir l’ordre. Les armes utilisées pour ces crimes sont souvent identifiées comme provenant de sources officielles, soulignant la complicité tacite ou la négligence des autorités.

Dans ce vide de pouvoir et de responsabilité, la population est laissée à la merci des prédateurs armés, sans espoir de secours imminent.

La ville de Goma, autrefois un centre de vie et de commerce, est devenue un symbole de désespoir et de désolation. Les habitants sont confrontés à un choix impossible : rester et risquer leur vie chaque jour, ou fuir vers l’inconnu, espérant trouver refuge dans des pays voisins.

Pendant ce temps, l’avenir du Congo semble de plus en plus incertain, alors que la violence et l’instabilité menacent de plonger le pays dans le chaos total.


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