Alors qu’ils s’apprêtaient à partager un moment de convivialité dans un restaurant ouvert au public, leur quiétude a été brutalement perturbée par un groupe d’individus, dont certains seraient des proches du président Félix Tshisekedi et, selon les témoignages, dirigé par un membre présumé de la sécurité présidentielle.
Les faits rapportés, menaces verbales et physiques, enregistrement à leur insu, intrusion dans un espace de restauration publique témoignent de la volonté manifeste de museler toute voix dissidente, et ce, au-delà des frontières nationales.
La précarité de la sécurité des opposants congolais en exil révèle ainsi l’ampleur d’un système de contrôle et d’intimidation qui ne connaît ni limites géographiques ni scrupules moraux.
Cet épisode n’est pas un événement isolé : il s’inscrit dans une logique structurée de répression transnationale, où des agents rémunérés par le régime congolais sont mobilisés pour perturber les activités des dissidents, de Bruxelles à Paris, de Nairobi à l’Afrique du Sud.
Loin de se limiter à des intimidations symboliques, ces manœuvres révèlent une dimension stratégique visant à affaiblir l’opposition, à semer la peur et à dissuader toute initiative critique à l’égard des autorités de Kinshasa.
La diffusion de menaces et la captation clandestine de l’image des opposants démontrent une conception instrumentale de la dissidence, considérée non comme un droit politique fondamental, mais comme un péril à éradiquer par tous les moyens.
Entre trahison et résistance : la diaspora congolaise en tension
Au-delà de l’agression manquée, l’incident révèle également les fractures internes et la vulnérabilité de la diaspora congolaise. Kinshasa dénonce, à grand renfort de propagande, ce qu’elle qualifie d’actes de trahison, imputés à certains Congolais supposément au service de forces étrangères.
Cette lecture officielle des événements contraste avec la perception des opposants, qui accusent le régime d’être lui-même à l’origine des incidents ayant émaillé la réunion de Bruxelles. Les faits mettent en lumière la présence, au sein même de la diaspora, de relais instrumentalisés pour servir des intérêts du pouvoir, alimentant des divisions artificielles et perturbant les activités des acteurs politiques en exil.
Pour Seth Kikuni, Claudel Lubaya et Don Pierrot Sadiki, proches collaborateurs de Moïse Katumbi, la confrontation avec ces manœuvres constitue un révélateur de la précarité de leur situation et de la vigilance indispensable dans l’exercice de leur engagement politique.
Leur résilience face à ces intimidations traduit la persistance d’une conscience politique lucide et courageuse, capable de résister à la violence et à l’intimidation même en dehors du territoire national. L’incident de Bruxelles rappelle ainsi que la lutte pour la liberté d’expression et l’opposition au régime congolais ne se limite plus à Kinshasa : elle s’étend désormais à l’échelle planétaire, confrontant les citoyens à des enjeux de sécurité, de loyauté et de survie dans un contexte où la trahison et la ruse se mêlent aux aspirations démocratiques.














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