Urgent

La nécessité historique d’un combat sans équivoque

Redigé par Tite Gatabazi
Le 26 janvier 2026 à 03:04

“Cette lutte, nous la vaincrons” déclare Corneille Nangaa, coordonnateur politique de l’AFC/M23.

Il est des moments dans l’histoire où l’hésitation devient une faute et où la neutralité se mue en complicité. La lutte qui est aujourd’hui la nôtre s’inscrit dans cette catégorie tragique des combats imposés par les circonstances, non choisis par goût de l’affrontement, mais assumés par devoir.

Elle ne procède ni de la témérité ni de l’ivresse idéologique, mais d’une lucidité douloureuse : il n’existe plus d’alternative honorable au combat pour la justice, la dignité et la survie collective.

Dire que nous vaincrons n’est pas une bravade, encore moins une posture incantatoire. C’est l’affirmation raisonnée d’une nécessité. Car renoncer, reculer ou transiger reviendrait à entériner l’injustice, à consacrer l’arbitraire et à offrir un blanc-seing à la violence structurelle qui nie l’existence même de ceux qu’elle opprime. Dans ce contexte, la victoire cesse d’être une option parmi d’autres : elle devient un impératif historique, moral et politique.

La victoire comme impératif moral et politique

Quand la cause est juste, la défaite n’est pas permise

La justesse de la cause confère à cette lutte une légitimité irréfragable. Elle ne repose pas sur des intérêts particuliers ou des ambitions personnelles, mais sur des principes universels : le droit à la vie, à la sécurité, à la dignité et à la reconnaissance.

Lorsqu’une cause est juste, elle appelle non seulement l’adhésion des consciences, mais aussi la persévérance des volontés. Elle oblige à tenir, même lorsque l’épreuve se fait longue, même lorsque le prix à payer est lourd.

La noblesse de cette cause réside précisément dans son refus de l’abdication morale. Elle s’érige contre la banalisation de l’inacceptable, contre la normalisation de l’injustice, contre l’idée pernicieuse selon laquelle la force pourrait, à elle seule, tenir lieu de droit.

En ce sens, la victoire n’est pas une fin en soi, mais la condition minimale pour que le droit retrouve sa primauté et que la vérité cesse d’être piétinée par le mensonge et la peur.

Ainsi, poursuivre cette lutte n’est ni un choix idéologique ni un entêtement aveugle : c’est une obligation dictée par la conscience.

Et si l’histoire est parfois cruelle avec ceux qui la traversent, elle se montre toujours implacable avec ceux qui, ayant su, ont choisi de se taire ou de renoncer. Voilà pourquoi, malgré la gravité de l’heure, malgré l’absence d’alternative, nous affirmons avec gravité et résolution : cette lutte, nous la vaincrons, parce que la victoire est l’unique issue compatible avec la justice, la légitimité et la noblesse de la cause que nous portons.

Corneille Nangaa, coordonnateur politique de l’AFC/M23

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