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La tragédie congolaise ou la richesse et pouvoir sacrifiés à l’avidité

Redigé par Tite Gatabazi
Le 26 janvier 2026 à 11:47

Depuis l’avènement de son indépendance en 1960, la République Démocratique du Congo a vu s’évanouir une à une toutes les opportunités qui auraient pu en faire un État puissant, stable et prospère.

Ce qui constitue sa véritable force, la diversité culturelle, ethnique et géographique, ainsi que l’immensité de ses ressources naturelles a été systématiquement perverti en instruments de fragilité.

Les richesses immenses du pays, qui auraient dû servir l’émancipation collective, ont été accaparées par une élite sans scrupule, dévoyant la souveraineté nationale et imposant un ordre de prédation et d’injustice.

La RDC s’est ainsi hissée au rang de championne africaine de la corruption, des détournements et du tribalisme, transformant ce potentiel inestimable en un terrain de conflits, de pauvreté et d’exclusion. Chaque génération a hérité de cette malédiction institutionnelle, et la société congolaise, en dépit de sa résilience historique, en porte le fardeau au quotidien.

Résister pour exister : le devoir d’indignation face à la barbarie étatique

Au sein de ce panorama de prédation et de dévoiement du pouvoir, les membres de l’AFC/M23, comme l’ensemble des citoyens congolais, demeurent victimes d’un système qui privilégie la rapine à la justice, l’avidité à l’équité. Pourtant, ils conservent et c’est là leur mérite fondamental, la capacité de s’indigner, de refuser la soumission et de s’opposer à cette barbarie institutionnalisée.

Il ne s’agit pas d’une rébellion gratuite ou d’une contestation aveugle : il s’agit de la résistance de citoyens qui refusent d’être effacés, niés ou réduits au silence par la mafia d’État et ses relais opportunistes.

Quiconque possède la moindre connaissance éclairée de l’histoire et des dynamiques structurelles de la République Démocratique du Congo, et qui sait exercer un jugement empreint d’objectivité et de lucidité, ne saurait légitimement condamner ceux qui se dressent pour affirmer leur existence.

Il ne s’agit nullement d’un défi gratuit à l’autorité ou d’une contestation inconsidérée : ces citoyens se tiennent debout face à l’oppression, à la corruption et à l’injustice institutionnalisée, refusant d’être relégués au rang d’observateurs passifs d’un État qui trahit sa propre mission.

Leur résistance est le signe d’une conscience politique vivante, d’une dignité refusant d’être bafouée et d’une exigence morale qui transcende les calculs intéressés de la puissance et du profit. Reconnaître ce courage n’est pas un acte de faveur, mais l’évidence d’une vérité que les falsifications et l’oubli ne sauraient effacer.

Dans cette perspective, préserver sa dignité et défendre sa communauté devient un impératif qui dépasse la simple survie individuelle. Ceux qui prennent position dans de telles conditions incarnent la mémoire vivante de leur peuple et le refus catégorique de l’anéantissement symbolique ou réel.

Leur action n’est pas une rébellion aveugle : elle est la manifestation d’une responsabilité civique et morale que l’histoire leur confère. Ceux qui condamnent ces efforts, faute d’objectivité ou par alignement aux logiques de prédation et de manipulation, se placent eux-mêmes en porte-à-faux avec le sens de la justice et de la vérité.

Ainsi, dresser un bouclier contre l’injustice, protéger sa communauté et affirmer sa dignité devient non seulement un droit, mais un devoir sacré que l’histoire, implacable et lucide, saura reconnaître.

Cette révolution est le miroir de la conscience nationale : face à l’injustice endémique et à la prédation des élites, le refus de la passivité devient non seulement un acte moral, mais un impératif civique, une exigence de survie et un appel à restaurer l’honneur et la souveraineté du peuple congolais.

Les membres de l’AFC/M23, comme l’ensemble des citoyens congolais, demeurent victimes d’un système qui privilégie la rapine à la justice, l’avidité à l’équité

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