Les rapatriés ont exprimé leur émotion après tant d’années passées loin de leur pays. Ils ont décrit leur exil comme une « grande perte », notamment pour leurs enfants qui n’ont pas pu accéder à l’école.
« Nous étions constamment en fuite, les enfants ne pouvaient pas étudier, c’était une période très difficile », a confié l’un d’eux.
« En RDC, nous vivions dans la peur et les conflits. Mon aîné, rentré avant moi, m’a convaincu que le Rwanda est un pays en paix et qu’il fallait revenir », a ajouté un autre.
Le maire du district de Rusizi, Sindayiheba Phanuel, a salué leur retour et a rappelé que ce rapatriement constituait « une étape importante pour se détacher des mauvaises histoires de haine et de l’idéologie génocidaire ». Il a ajouté que le gouvernement et les autorités locales continueront à encourager les personnes encore dans les forêts à revenir au pays.
Les 22 rapatriés, composés de deux hommes, quatre femmes et 16 enfants, ont été reçus par l’administration du district, les agents du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) et les forces de sécurité. Ils ont été conduits au camp temporaire de Nyarushishi en attendant leur réinsertion dans la société.
Les rapatriés ont exprimé leur gratitude pour l’accueil chaleureux et le sentiment de sécurité retrouvés dans leur pays, soulignant que leur retour représente une nouvelle opportunité de contribuer au développement du Rwanda.
Des anciens combattants également rapatriés
Parallèlement, les anciens combattants et leurs familles ont été transférés par la MONUSCO dans le cadre de son programme de désarmement, démobilisation et réintégration (DDR&S). Ils ont eux, été conduits au centre de la Commission nationale rwandaise pour la démobilisation et la réinsertion des anciens combattants (RDRC) à Mutobo, dans le district de Musanze, pour suivre des formations visant à faciliter leur réintégration dans la vie civile et leur cohabitation avec les autres citoyens.
Selon la MONUSCO, ces anciens combattants appartenaient notamment au groupe terroriste FDLR-FOCA, à la CNRD et à Nyatura CMC, tous porteurs d’une idéologie génocidaire.
La majorité des rapatriés sont de jeunes adultes âgés de 18 à 30 ans. Le groupe comprend également une femme de 53 ans, Odette, ancienne membre du FDLR-CRAP, ainsi que plus de dix femmes et un enfant ancien combattant. Les membres de leurs familles sont principalement des enfants âgés de un à 11 ans.
Depuis 2001 jusqu’en octobre 2025, le Rwanda a déjà accueilli 12 602 anciens combattants réintégrés dans la vie civile. Le pays affirme être prêt à accueillir ceux qui acceptent de déposer les armes, malgré les tentatives de la RDC pour les retenir.
Les FDLR sont considérées comme une organisation terroriste par le Rwanda et font l’objet de sanctions internationales. Leur présence persistante dans l’est de la RDC constitue une menace majeure pour la sécurité régionale, le groupe perpétuant une idéologie génocidaire, commettant des exactions et pratiquant un pillage systématique.














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