Les FDLR et le cadre des engagements de Washington

Redigé par Tite Gatabazi
Le 2 avril 2026 à 11:30

Dimanche 29 mars, à Kisangani le commandant adjoint de l’état-major général des forces armées congolaises a adressé un ultimatum ferme aux combattants des FDLR, les enjoignant de déposer les armes et de se rendre sans condition.

S’exprimant dans le cadre de la mise en œuvre des engagements issus de l’accord de Washington entre Kinshasa et Kigali, le haut responsable militaire a rappelé que la neutralisation de ce groupe armé figure parmi les priorités opérationnelles des autorités congolaises. Il a souligné que ces combattants seront regroupés dans une installation militaire à Kisangani en vue de leur prise en charge préalable à un éventuel rapatriement.

Une stratégie de neutralisation progressive et un rappel à l’ordre sans ambiguïté

Le Général Jacques Ychaligonza a précisé que des opérations ciblées sont engagées contre les FDLR dans une zone géographique définie, affirmant avec insistance que « de gré ou de force, les FDLR doivent rendre les armes ».

Selon ses déclarations, la mission assignée aux Forces armées de la République démocratique du Congo consiste à neutraliser l’ensemble des groupes armés étrangers présents sur le territoire national.

Dans cette perspective, il a indiqué qu’une phase préalable de sensibilisation avait été menée afin d’encourager la reddition volontaire des combattants concernés, insistant sur la volonté des autorités militaires de privilégier, autant que possible, une issue sans effusion de sang.

Le responsable militaire a également replacé cette démarche dans le cadre des engagements internationaux en cours, estimant que leur mise en œuvre effective suppose des actions concrètes sur le terrain, à l’exclusion des déclarations d’intention ou des promesses non suivies d’effets.

Il a ainsi appelé à une cohérence entre les orientations diplomatiques et leur traduction opérationnelle.

Enfin, il a réaffirmé que les combattants concernés sont appelés à regagner leur pays d’origine, le Rwanda, considérant que leur présence sur le territoire congolais ne saurait être durablement tolérée au regard des impératifs de sécurité nationale et de stabilité régionale.

Le commandant adjoint des FARDC a enjoint les FDLR de se rendre immédiatement et sans condition

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