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Est-RDC : Une politique d’exclusion systématique jalonnée des violences contre les Banyamulenge

Redigé par Dr Rutazuyaza Vaillant Byizigiro
Le 19 octobre 2020 à 01:54

L’exclusion des Banyamulenge et de Tutsi RD congolais en général a eu des conséquences néfastes sur la stabilité de la partie orientale du pays. Elle ne peut pas être dissociée de la politique coloniale et nationale, ainsi que l’immixtion déstabilisatrice ethnique anti-tutsi qui a caractérisé le parcours de la politique régionale.

La suppression des entités administratives locales appartenant aux Banyamulenge

Les sources historiques attestent que la communauté Banyamulenge disposait d’un ancrage sur le territoire qu’elle occupe au Sud-Kivu, et ce bien avant l’arrivée du colonisateur. L’Abbé Kagame (1972) [1] écrit que l’installation des Banyamulenge dans la plaine de la Ruzizi se situe entre les années 1574-1609, sous le règne de Kigeli Nyamuheshera mwami du Rwanda. Il continue en précisant que Kigeli Nyamuheshera fut un guerrier ferme. Selon les traditions sa milice s’appelait IBIKINGI, (les colonnes), mais l’une de ces compagnies appelée IZIRUGURU les (palatins) fut anéantie dans une expédition dirigée contre les Banyabungo et soumirent simplement le Bishugi, les chefs de cette région furent cependant laissés en place et furent obligés de reconnaître par tributs annuels la souveraineté du Rwanda ». Willame (1997)[2], entre autres, précise que l’Etat indépendant du Congo (EIC) avait reconnu des entités administratives autonomes appartenant aux Banyamulenge en 1906, qu’il va confirmer en 1910.

Ces entités comprenaient entre autres la chefferie de Gahutu, la chefferie de Budurege et la chefferie de Kayira. Mais, le décret du 05/12/1933 supprima ces chefferies qui furent démembrées et dispersées entre les petites chefferies des tribus : Babembe, Bapfulero, Bavira plaçant de la sorte les Banyamulenge sous la dépendance de chefs traditionnels dont les coutumes et traditions étaient aux antipodes des leurs (Vlassenroot, 2013). Cela allait aussi devenir un argument de taille dans les tenta¬tives des leaders locaux visant à traiter les Banyamulenge comme des étrangers et à les exclure de l’arène politique [3]. Le même scenario de la politique répressive de démembrement et suppression systématique des chefferies antérieures à la colonisation appartenant aux Banyarwanda, spécifiquement les Tutsi rwandophone du Nord-Kivu se produit à la période allant des années 1910 à 1958 [4].

Exclusion de Banyamulenge et les rwandophones Tutsi dans les assises de la CNS

La Conférence Nationale Souveraine (CNS) tenue entre les années 1990 et 1992 était sensée trouver la solution aux conflits sociaux latents consécutifs à la loi de 1981 sur la nationalité zaïroise et aux questions de gouvernance du pays pour se conformer aux nouvelles orientations de la politique internationale avec l’émergence du multipartisme au pays. Cependant, la CNS s’est laissée guidée par le discours haineux et d’ostracisme à l’encontre des tutsi rwandophones, au point que les ressortissants du Sud-Kivu et du Nord-Kivu parvinrent à faire chasser tous les délégués Banyamulenge et Tutsi rwandophone de la CNS pour cause de « nationalité douteuse ».

L’immixtion déstabilisatrice ethnique régionale
L’intoxication véhiculée sur l’empire Hima-Tutsi avait fait de l’idéologie anti-tutsi, depuis des décennies, un outil de discrimination tribalo-ethnique.L’idéologie hamitique produite à partir de la fin du xixe siècle, classifia les populations d’Afrique entre « vrais » et « faux » nègres. Dans le cas de la région des grands lacs africains, les Tutsi sont considérés comme les faux nègres, une population allochtone qui se voit opposée aux populations autochtones, les bantous[5].

Au niveau régional, c’est en s’ inspirant de cette politique fantasmée que certains politiciens avaient mis au point une stratégie de déstabilisation des tutsi congolais en vue : (i) de les discréditer politiquement en les faisant passer pour des réfugiés rwandais au Zaïre /RDC et (ii) de les appauvrir en pillant leurs vaches par l’entremise de populations voisines (casdes milices issuesdes populations voisines contre les Banyamulenge au Sud-Kivu), et en détruisant les ranchs et les fermes de rwandophones tutsi dans le Nord-Kivu[4].

Cette idéologie fut pratiquement le facteur le plus pernicieux et le plus dangereux qui a fini à la longue à gagnerles esprits faibles dans l’élite RD congolaise. Par leurs manipulations politiques ils ne cessent d’enfoncer le pays dans un cycle de discrimination tribalo-ethnique avec toutes les conséquences qui s’ensuivent.

Banyamulenge et Tutsi rwandophones assimilés aux étrangers et menacés d’extermination
La guerre de 1990-1994 fit basculer ouvertement le Zaïre officiel du côté de l’armée du régime de Habyarimana à qui le Président du Zaïre, le Marechal Mobutu, apporta un appui solide dans le combat contre le FPR. A partir de ce moment la vie de tous les jours devint un enfer pour l’ensemble des tutsi congolais et non congolais qui étaient poursuivis par les services de sécurité. Ces tutsi rejetés de toutes parts n’auront d’autres choix que de soutenir dès lors le combat du FPR qui seul était en mesure de leur offrir une protection contre une extermination imminente avouée[4].

Interprétations confusionnistes des lois sur la nationalité

La succession de nombreuses lois quelques fois contradictoires sur la nationalité a grandement contribué à semer la confusion, et surtout à favoriser les interprétations erronées et hostiles de la part des leaders tribaux anti-tutsi du Kivu. Les tensions furent exacerbées de suite de la loi de l’année 1981 sur la nationalité que certains politiciens, surtout ceux issus de la région du Kivu, interprétèrent mal pour faussement et injustement condamner les Banyamulenge au statut d’apatride, mais en vain.
On se souviendra de la fameuse Loi No.1981/002 de 29 Juin, 1981 sur la nationalité zaïroise,promulguée le 1 Juillet 1981 [6] contredisant celle édictée en 1972, Loi No1972-002 de Janvier 5, 1972,promulguée le 15 Janvier 1972[7]. Au terme de cette loi, est zaïrois toute personne descendante d’une des tribus établies à ce qui deviendra l’Etat Indépendant du Congo (EIC) lors du partage de l’Afrique pendant la Conférence de Berlin. Cette loi votée quand Barthelemy Bisengimana était le Conseiller Politique de Mobutun’avait rien avoir avec les Banyamulenge, car ces derniers étaient déjà établis sur ce qui deviendra l’Etat Indépendant du Congo (EIC) avant la conférence de Berlin dans les années 1884-1885.L’injustice ne s’arrête pas là. Elle se perpétue à travers plusieurs formes d’exclusion et violences au fil des années, jusqu’ à l’heure actuelle.

Une trajectoire jalonnée de violences contre les Banyamulenge
La voie sanguinaire choisie par les bourreaux des Banyamulenge, à l’instar de celle dequelqueshutus rwandais qui ôtèrent la vie à leurs frères innocents tutsis et ses conséquences sur cette communauté sont le produit de mauvaises propagandes et manipulation de la politique nationale par certains politiciens malveillantspendant toute la période post-coloniale. Dans les paragraphes suivants, nous reprenons quelques cas de violences dont les Banyamulenge sont victimes depuis l’indépendance.

Meurtres commis par les milices Simba-Mulelistes contre les Banyamulenge 1964-1968
On se rappellera que, quand les communautés Babembe, Bafuliru, Bavira, Banyindu, etc. ont résolu de se rallier à la rébellion Mulele-Simba et faire des territoires deFizi, Uvira et Mwenga son bastion contre le régime de Kinshasa au milieu des années 1960, seuls les Banyamulenge refusèrent de s’y joindre car le seul intérêt de cette coalition était la razzia des vaches de ces derniers.

Si quelques jeunes Banyamulenge se joignirent aux rebelles, c’était pour sauvegarder la vie de leurs familles et leurs biens, car ils y étaient contraints. Ce n’est que lorsque les rebelles Simba-Mulele se mirent à rafler et prendre de force les vaches appartenant aux Banyamulenge pour se nourrir que ces jeunes rompirent avec la rébellion et se retournèrent ouvertement contre celle-ci. Ainsi commença le calvaire avec violation des droits à la vie des Banyamulenge.

L’Armée Populaire de Libération (APL) avait à sa tête Gaston Soumialot, avec les leaders Fuliru Simon Marandura et Louis Bidalira ainsi que le leader Bembe Jérôme Mutshungu. Cette rébellion prendra également le nom de Mai-Mai.

Lors des expéditions de l’Armée Nationale Congolaise (ANC), ces rebelles plus actifs dans la plaine de la Ruzizi dans les années 1964, vont se replier dans les hauts plateaux du Sud-Kivu habités majoritairement par les Banyamulenge.

Ces derniers vont vivre une grande calamité pendant laquelle hommes, femmes et enfants par centaines ont été tués, et les vaches par centaines de milliers pillées. Les survivants de ces conflits vous raconteront comment des centaines des Banyamulenge ont succombé sous la malaria à Baraka dans la plaine du Lac Tanganyika ainsi que dans la plaine de la Ruzizi où ils s’étaient réfugiés, avant que leurs contrées ne soient reconquises par les jeunes “Abagiriye” « les Guerriers » Banyamulenge.

Ces derniers avaient pris contact avec la hiérarchie de l’Armée Nationale Congolaise (ANC) qui avait été mise en déroute, pour obtenir les armes. Une fois bien armés, les Banyamulenge lancèrent une offensive victorieuse contre les forces simba-mulelistes qui furent écrasées en 1968. La rébellion fut ainsi vaincue et les populations de différentes communautés en ressortirent meurtries et désormais méfiantes sinon ennemies pendant plusieurs décennies.

Opposition farouche contre un Munyamulenge aux commandes de l’entité administrative locale
On n’oubliera jamais comment, au début des années 1980, les politiciens Sud-Kivutiens se sont opposés avec acharnement à la proposition d’avoir un Munyamulenge aux commandes de l’entité locale de Bijombo majoritairement habitée par les Banyamulenge, sous le même faux prétexte qu’ils sont des étrangers.

A la suite de la Conférence Nationale Souveraine (CNS), le Haut Conseil Parlement de Transition (HCR-PT) présidée par Anzuluni Bembe Isilonyoni dépêcha au milieu de l’année 1995 une commission parlementaire dans la région du Kivu qui était présidée par le parlementaire Vangu Mambweni Ma Busana. Il importe de mentionner que l’arrivée massive des réfugiés Hutus rwandais à l’Est de la RDC en 1994 et la bipolarisation ‘bantous-nilotiques’ motivèrent la création de cette commission.

Menaces et exécutions arbitraires contre les Rwandophones Tutsis du Congo
A l’issue de ses activités, la commission Vanguva recommander l’exclusion du Congo de tous les rwandophones Tutsi. En application des recommandations de cette commission, le parlement de transition vota une série de résolutions qui exigeaient l’expulsion sans conditions et sans délais de tous les « banyarwanda » congolais y compris les Banyamulenge et la confiscation de leurs biens.

Cette commission mentionna certains noms des notables Banyamulenge qui devaient perdre la nationalité. Cela accrut grandement la tension et la discorde entre les Banyamulenge et les compatriotes voisins, lesquels les menacèrent de quitter les pays. Etant conscient de n’avoir rien fait pour aider ses confrères Babembe à se développer socialement et économiquement, et voulant se faire réélire dans la même Zone de Fizi, Anzuluni Bembe promettra à ses congénères de confisquer toutes les vaches et les biens des Banyamulenge qu’ils vont chasser du Congo mains-bredouilles vers le Rwanda, comme le reflète le paragraphe suivant extrait de Chajmowicz (1996) [8] :

Chajmowicz, M. 1996.(http://www.politique-africaine.com/numeros/pdf/064115.pdf )
Menaces et exécutions arbitraires
Le même scénario se produit au même moment dans Uvira, la zone frontalière de Fizi, sous l’influence de Shweka Mutabazi II, alors Commissaire de Zone. Le scénario dégénéra en pillage, tortures et meurtres pour forcer les Banyamulenge à fuir leur pays.

Que dire de Kititwa Tumasi, haut dignitaire ressortissant de Mwenga qui ne voulait plus voir les vaches de Banyamulenge dans cette zone, et qui accusa faussement le Monseigneur Gapangwa Jérôme, Munyamulenge, d’être Rwandais, en insinuant qu’il n’était pas zaïrois mais plutôt zairwa ?(Chajmowicz, 1996) [8] (voir extrait ci-dessous)
On se souviendra comment le Général Eluki Monga Aundu, le Chef d’Etat-Major de l’Armée Zaïroise d’alors a menacé de mort Monseigneur Gapangwa s’il ne quittait pas le pays, ce qui força ce dernier à prendre le chemin de l’exil romain (Chajmowicz, 1996) [8] (voir extrait ci-dessous).

Chajmowicz, M. (1996).(http://www.politique-africaine.com/numeros/pdf/064115.pdf )

Ainsi, la rhétorique raciste se systématisa depuis les années 1990 avec les assises de la conférence nationale souveraine, surtout dans la partie Est de la RD Congo, où des groupes se disant représentatifs de la "société civile’’ etcertains responsables politiques ne prennent parfois même plus la peine de dissimuler leur appel à la haine envers les populations congolaises Tutsi-rwandophones, dans les Sud- et Nord Kivu.

James C. McKinley Jr.rapporta avec grande inquiétude, dans le New York Times du 26 Septembre 1996, comment plusieurs politiciens du Sud-Kivu au nombre desquels figurent le Gouverneur du Sud-Kivu, Mr. Kyembwa wa Lumona(de la tribu Nyindu) et son Vice-Gouverneur Mr. Lwasi Ngabo Lwabanji (de la tribu Bashi), appelèrent les communautés locales à s’ériger contre les Banyamulenge qui ont vécu dans les Hauts Plateaux surplombant le lac Tanganyika depuis le 17ème siècle pour les chasser de leur pays. Le même numéro rapporte comment beaucoup des Banyamulenge ont été déportés vers le Rwanda, les autres victimes des arrestations arbitraires. Mais plus étonnant, ce sont les exécutions de certains membres de la communauté par les militaires zaïrois qui jetèrent les uns vivants, après les avoir ligotés, dans la rivière Ruzizi [9].

Campagne de nettoyage ethnique anti banyamulenge dans les années 1996-1998
Que dire de la déclaration du 7 Octobre 1996, du Vice-gouverneur du Sud-Kivu, Mr. Lwasi Ngabo Lwabanji, qui donna un ultimatum de 6 jours pour que tous les Banyamulenge aient quitté les hauts plateaux avec leurs vaches sans quoi, ces plateaux seraient brûlés ? [10]. Situation ignominieuse, aujourd’hui le même Lwabanji est Ministre provincial de la sécurité du Sud-Kivu, au moment où une campagne de nettoyage ethnique anti banyamulenge sans précédent est en cours sur les hauts plateaux de Minembwe et dans les contrées voisines, sous la conduite d’une alliance des Mai-Mai congolais et des milices burundaises face à l’indifférence du gouvernement provincial, avec la complicité de certains officiers militaires congolais sur place.

Que peut-on attendre d’une telle figure politique pour une communauté qu’il a bien longtemps livrée pour la destruction ? Cependant, le repentir et les bonnes actions, si il y en a eu, sont un bouclier contre la colère du Ciel, dit un proverbe juif.

Quels effets savez-vous a eu le discours du mois d’Aout 1998 d’Abdoulaye Yerodia Ndombasi, alors Ministre des Affaires Etrangères, sur les Banyamulenge et les autres Tutsis rwandophones vivant en RD Congo, quand il a lancé l’appel de les exterminer méthodiquement et avec résolution, et de se débarrasserdece qu’il a appeléles déchets et microbes,en utilisant le plus rapidement la médication la plus efficace, lorsqu’il fait référence à cette communauté ? Le résumé de son message est contenu dans une vidéo retrouvée parmi les archives de YouTube[11]avec le texte mis en ligne par l’agence d’information le 21/10/2013
(http://www.lagencedinformation.com/046-1998-appel-a-la-haine-anti-tutsi.html?lang=fr).

Massacres contre les Banyamulenge dans le camp de Gatumba
En 2004, des massacres contre plus de 160 Banyamulenge du camp de Gatumba au Burundi ont été perpétrés par des milices hutu burundaises alliées aux Mai-Mai congolais et certains éléments des Forces Armées républicaines.

Deux compagnies des FARDC basées aux secteurs 6 et 7 de la localité de Kiliba (Sud-Kivu) et commandés par le Major Ekofo auraient pris part au massacre commis contre les Banyamulenge dans le camps sous la protection des Nations Unies. Ils auraient traversé la rivière Rusizi pour le camp la nuit du carnage[12]. Mais étonnamment il n’y a eu aucune réaction du gouvernement de la RD Congo pour sa population rescapée des massacres, même lancer une simple enquête pour en identifier les auteurs.

Les Congolais épris de paix et de développement de cette région (inclus quelques Babembe, Bafuliru, Banyindu…de cœur) se posent toujours les questions auxquelles la réponse reste une énigme, celles de savoir pourquoi les communautés voisines et leurs politiciens ne découragent pas leurs hommes et jeunes qui s’organisent toujours depuis la rébellion Mulele-Simba pour perpétuer les tueries des populations civiles Banyamulenge ? A la place de réfléchir sur les projets de développement, pourquoi leur cœur et leurs pensées sont-ils toujours tournés vers le mal ?
Indices d’un génocide imminent contre les Banyamulenge

La communauté Banyamulenge a crié maintes fois dénonçant le plan du génocide en exécution dont elle est victime. Elle continue à solliciter l’intervention du Gouvernement et de la Communauté Internationale pour empêcher l’extermination encours dont les indices convergent sur l’assaut final, c’est-à-dire, l’étape 10 du génocide selon la classification de Gregory H. Stanton tel que décrite dans l’exposition : Ensemble contre le génocide : comprendre, questionner, prévenir du Musé Holocauste Montréal [13].

L’organisation Genocidewatch précise avec une grande inquiétude que ce plan du génocide contre les Banyamulenge est à son 9ième, l’avant-dernière étape. En date du 23 Juillet 2020, cetteorganisation a émis une alerte pour empêcher le génocide contre les Banyamulenge au Sud-Kivu et les Hema en Ituri par leurs compatriotes voisins qui avancent les mêmes fausses allégations telles que nous l’avons déjà mentionnées, selon lesquelles les Banyamulenge et les Hema sont des étrangers envahisseurs des terres des Bantous autochtones. L’organisation précise que ce sont les mêmes fausses accusations qui ont été utilisées pendant le génocide perpétré par les Hutus contre leurs compatriotes Tutsi du Rwanda dans les années 1990-1994[14].

Références
[1] Kagame Se-Mateka, A. (1972).Un Abrégé de l’Ethnohistoire du Rwanda. Éditions universitaires du Rwanda, Butare.
[2] Willame, J-C. (1997). Banyarwanda et Banyamulenge : Violences ethniques et gestion de l’identité au Kivu. Zaire, Année 90 Cahiers Africains, Vol. 6, Nr. 25
[3]Vlassenroot, K. (2013). Sud-Kivu : Identité, territoire et pouvoir dans l’est du Congo. Institut de la vallée du rift, Projet usalama.
[4] Nganguzi, G. (2020). Les causes lointaines et récentes de la problématique de la citoyenneté des rwandophones congolais en République Démocratique du Congo(https://www.congoindependant.com/les-causes-lointaines-et-recentes-de-la-problematique-de-la-citoyennete-des-rwandophones-congolais-en-rdc/ [accessed 8 September 2020]).
[5] Chrétien, J. P. &Kabanda. M. (2013). Rwanda. Racisme et génocide : l’idéologie hamitique. Dans Afrique contemporaine2013/4 (n° 248), pages 151 à 153. (https://www.cairn.info/revue-afrique-contemporaine-2013-4-page-151.htm [Accessed 2 October 2020])
[6] Law No. 1981/002 of June 29, 1981 on Zairian nationality, 1981/002, 1 July 1981, available at : https://www.refworld.org/docid/3ae6b5b4c.html[accessed 22 July 2020]
[7] Law No 1972-002 of 5 January 1972 relating to Zairian nationality, 1972-002, 15 January 1972, available at : https://www.refworld.org/docid/3ae6b4e022.html[accessed 22 July 2020]
[8] Chajmowicz, M. 1996. Kivu : les Banyamulenge enfin à l’honneur », Politique africaine, no 64 « Démocratie : le pouvoir des mots » ISSN : 0244-7827 : (http://www.politique-africaine.com/numeros/pdf/064115.pdf[accessed 22 July 2020])
[9] James C. McKinley Jr. (1996). Zaire War Breeds a Human Catastrophe. In The New York Times, du 26 Octobre, 1996. https://www.nytimes.com/1996/10/26/world/zaire-war-breeds-a-human-catastrophe.html[accessed 4 August 2020]
[10] Amnesty International, Anarchy and Insecurity in North Kivu and South Kivu, 1 November 1996, AFR / 62/14/96. (https://www.refworld.org/docid/3ae6a9968.html[accessed 22 July 2020])
[11] Yerodia GUERRE AUX TUTSI RDC 1998. (https://youtu.be/gyajJhWgcQY) [accessed8 September 2020] avec le texte mis en ligne par l’ agence d’information le 21/10/2013 (http://www.lagencedinformation.com/046-1998-appel-a-la-haine-anti-tutsi.html?lang=fr[accessed 8 September 2020]).
[12] Monique Mas (RFI) (2004). Les Banyamulenge congolais sacrifiés sur l’autel des Grands lacs : Archives (http://www1.rfi.fr/actufr/articles/056/article_29899.asp. Archive publiée en ligne le 17 Aout 2004 [accessed3 October 2020]).
[13] Musé Holocauste Montréal. Exposition : Ensemble contre le génocide : comprendre, questionner, prévenir. (https://genocide.mhmc.ca/fr/genocide-etapes [accessed 1 October 2020])
[14]. Genocidewatch.org :https://www.genocidewatch.com/single-post/2020/07/22/GENOCIDE-EMERGENCY-DEMOCRATIC-REPUBLIC-OF-THE-CONGO-JULY-2020[accessed 29 July 2020]


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