Urgent

L’ ecrivaine Yolande Mukagasana demasque Judi Rever, l’ideologue canadienne du genocide

Redigé par Yolande Mukagasana
Le 20 janvier 2021 à 09:38

L’ecrivaine rwandaise Yolande Mukagasana, rescapee du genocide des Tutsi de 1994 mene un combat ideologique contre la journaliste canadienne qui croit que les bourreaux Interahamwe sont des victimes. Pour elle, cette femme canadienne plante le couteau bien plus aiguise que les poignards des boureaux qui l’ont tue en 1994 meme si elle n’en a pas ete completement morte. Elle et ses amis viennent de fonder une ONG de droit rwandais denommee Fondation Yolande Mukagasana. Elle appelle la journaliste canadienne a plus de decence intellectuelle et morale en ces termes.
Note de l’Edition

La liberté d’expression a été utilisée comme une arme du génocide en 1994 au Rwanda. Aujourd’hui Judi Rever l’utilise pour le déni de ce génocide. Quelle différence ?

La liberté d’expression a été utilisée comme une arme du génocide par des médias extrémistes Hutu pendant les années qui ont précédé le génocide contre les Tutsi et le monde a laissé faire. La tristement célèbre Radio Télévision Libre des Mille Collines (RTLM), le journal Kangura qui a publié les Dix commandements du Hutu et bien d’autres. Des journalistes ont été jugés par le Tribunal Pénal International pour le Rwanda et ils n’étaient pas tous rwandais. George Ruggiu n’était pas rwandais.

Aujourd’hui nous ne pouvons aucunement tolérer les révisionnistes et négationnistes du génocide contre les Tutsi qui utilisent la liberté d’expression pour nier ou manipuler l’histoire de ce génocide. Nous pouvons encore moins tolérer ceux qui taxent nos libérateurs de criminels. 26 ans de mensonge et de torture imposés aux rescapés est intolérable et impardonnable. C’est un acte criminel qui devrait faire l’objet d’un procès.

Selon les règles de la recherche, on montre ses sources. Dans le cas de la soi-disant " journaliste " Judi Rever, ses témoins sont toujours anonymes ; ses preuves fallacieuses. De quelle espèce de recherches parle - t - elle ? Son pays, le Canada, dont les médias permettent cela, alors qu’ils affirment défendre les valeurs humaines, nous laisse perplexes.

Rappelons que le Génocide contre les Hutu qui aurait été commis par les Tutsi a été annoncé pour la première fois dans un article rédigé par « l’Association des Femmes Parlementaires pour la Défense des Droits de la Mère et de l’Enfant » en collaboration avec le Dr. Mugesera Léon. L’article intitulé Toute la vérité sur la Guerre d’octobre 1990 au Rwanda a été publié en février 1991 ; on y lit sur la 5ème page l’argument suivant : « la guerre du FPR c’est pour restaurer la dictature des extrémistes de la minorité Tutsi assise sur un génocide, l’extermination de la majorité Hutu. » Les auteurs de cet article, en commençant par le Dr. Léon Mugesera, qui a été condamné à la réclusion à perpétuité, sont les auteurs du Génocide contre les Tutsi.

Les organisateurs du génocide contre les Tutsi ont conçu cette idéologie pour amener les Hutus à craindre et à haïr les Tutsi. Ils ont ensuite utilisé les institutions de l’État pour transformer la peur et la haine en une myriade d’actes de chasse, de viol et de massacres ayant constitué ce génocide. Dans son livre When Victims Become Killers (Quand les victimes deviennent des tueurs) le professeur Mahmood Mamdani, universitaire et auteur de plusieurs livres, souligne que « La plupart des génocides ont été rationalisés, mobilisés, organisés, expliqués comme des actions préventives ; faites-leur ce qu’ils vous feront avant qu’ils ne vous le fassent ». Judi Rever soutient cette théorie du complot que dénonce le professeur Mahmood Mamdani.


Publicité

AJOUTER UN COMMENTAIRE

REGLES D'UTILISATIONS DU FORUM
Publicité