Cette annonce a été faite par Nick Checker, haut responsable du Bureau des affaires africaines des États-Unis, lors de la 32ᵉ commémoration du génocide contre les Tutsi.
« Alors que nous nous rassemblons pour commémorer cette occasion solennelle, rendons hommage aux horreurs indicibles qui ont frappé le peuple rwandais lors du génocide contre les Tutsi. Aujourd’hui, nous nous souvenons des près d’un million de victimes tutsi, ainsi que des Hutu, Twa et autres personnes tuées en raison de leur opposition à un régime génocidaire. », a-t-il entre autres déclaré.
Checker a par ailleurs relaté sa visite des sites du génocide de Nyamata et Ntarama, d’anciennes églises où des dizaines de milliers de Tutsi ont été massacrés, soulignant l’impact profond et bouleversant de ce qu’il a vu :
« Face à ces autels, il est impossible d’échapper à l’horreur viscérale de ce qui s’est déroulé. J’ai été profondément marqué. L’autel, lieu où le sacrifice sacré de la messe rend présent le sang du Christ pour le salut du monde, a ici été maculé du sang d’innocents durant le génocide contre les Tutsi. », rappellant le fait que le génocide perpétré contre les Tutsi résultait de décisions délibérées de dirigeants tout en insistant sur l’importance de la justice :
« Un élément clé de cet effort consiste à rendre justice aux victimes et aux survivants en tenant les auteurs responsables. Les États-Unis ont contribué à la création du Tribunal pénal international pour le Rwanda et continueront de collaborer avec leurs partenaires pour traduire en justice les responsables du génocide. »
Jusqu’alors, les États-Unis qualifiaient les événements de « génocide rwandais » ou indiquaient que « Tutsi, Hutu, Twa et autres » avaient été tués, une formulation jugée trompeuse, puisque 93,7 % des victimes étaient des Tutsi, selon le recensement rwandais de 2004.
Lors de la 30ᵉ commémoration, le Président Paul Kagame avait critiqué la réticence internationale à identifier clairement les victimes :
« Les Rwandais ne pourront jamais comprendre pourquoi un pays choisirait de rester intentionnellement vague sur les personnes ciblées lors du génocide. Je ne parviens pas à le comprendre. Une telle ambiguïté constitue en réalité une forme de négation, qui est un crime en soi, et le Rwanda s’y opposera toujours. »
Les historiens établissent souvent un parallèle entre le génocide contre les Tutsi et d’autres atrocités massives pour souligner le ciblage intentionnel de certains groupes. Lors de la Seconde Guerre mondiale, six millions de Juifs furent exterminés par les nazis, tandis que d’autres millions de victimes - Slaves, Roms, dissidents politiques, Témoins de Jéhovah - périrent également, mais ne sont pas inclus dans la définition de l’Holocauste, qui se rapporte spécifiquement à l’extermination planifiée du peuple juif.
De même, en 1994 au Rwanda, les massacres visaient spécifiquement la population tutsi, l’utilisation du terme « génocide contre les Tutsi » reflètant ce ciblage délibéré tout en garantissant l’exactitude du registre historique.
L’Assemblée générale des Nations unies a désigné le 7 avril comme journée annuelle de commémoration du génocide contre les Tutsi. Le Rwanda insiste en outre sur l’importance d’utiliser une terminologie correcte pour honorer les victimes et prévenir toute négation ou minimisation des atrocités de 1994.














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