Crise des réfugiés congolais : le président burundais appelle la RDC à agir

Redigé par IGIHE
Le 19 janvier 2026 à 02:19

Face à l’aggravation de la crise des réfugiés congolais au Burundi, le président burundais Évariste Ndayishimiye a appelé la République démocratique du Congo (RDC) à prendre ses responsabilités envers ses citoyens déplacés, soulignant que le Burundi ne dispose pas des ressources nécessaires pour les soutenir.

Des milliers de civils congolais ont fui vers le Burundi après les combats dans la province du Sud-Kivu entre la coalition AFC/M23 et une alliance comprenant les forces armées congolaises (FARDC), les milices Wazalendo, les troupes burundaises et le FDLR. Alors que la sécurité semblait s’améliorer dans certaines zones d’Uvira, plusieurs réfugiés ont tenté de rentrer chez eux, mais ont été bloqués par la fermeture de la frontière par les autorités burundaises.

Dans une interview accordée à la journaliste Hariana Verás Victória, proche des autorités congolaises, le président Ndayishimiye a estimé que le gouvernement de Félix Tshisekedi devait intervenir pour venir en aide à ses citoyens. « Je ne les considère pas comme des réfugiés au sens strict, mais comme des personnes déplacées, fuyant un ennemi qui attaquait la RDC, et non leur propre gouvernement », a-t-il déclaré.

Il a ajouté que si certains réfugiés sont accueillis par des familles burundaises, d’autres, sans proches, vivent dans des camps surpeuplés où les conditions sanitaires sont alarmantes. Selon des rapports, plusieurs personnes sont déjà mortes de maladies liées à la mauvaise hygiène dans ces camps.

Ndayishimiye a également suggéré que la RDC mobilise ses partenaires internationaux pour soutenir les opérations humanitaires, soulignant que le Burundi ne peut gérer la crise seul.

Début décembre 2025, plus de 100 000 réfugiés congolais ont franchi la frontière burundaise, rejoignant des dizaines de milliers d’autres réfugiés déjà présents dans le pays.

Les nouvelles arrivées ont d’abord été installées dans des camps temporaires près de la frontière, avant d’être relogées dans des camps plus éloignés, comme celui de Busuma, dans l’ancienne province de Ruyigi. Les conditions y restent difficiles, et plusieurs réfugiés ont organisé des manifestations pour demander l’autorisation de retourner en RDC.

Évariste Ndayishimiye a appelé la République démocratique du Congo à prendre ses responsabilités envers ses citoyens déplacés

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