En exigeant que l’aboutissement intégral du processus de Doha engagé depuis 2025 sous médiation qatarie entre le gouvernement congolais et l’AFC/M23 précède toute tentative de dialogue national élargi, le mouvement ne plaide pas pour un ajournement dilatoire, mais pour une hiérarchisation rigoureuse des urgences.
Il n’est point de forum crédible lorsque les armes tonnent encore, point de réconciliation sincère lorsque le cessez-le-feu demeure incantatoire, point d’unité nationale possible dans la persistance des hostilités.
Finaliser les volets militaires, rendre effectif le cessez-le-feu, honorer les engagements souscrits, mettre un terme vérifiable aux combats, constitue la condition sine qua non d’un espace politique apaisé.
Sans cette assise, tout dialogue plus large ne serait qu’une liturgie creuse, vouée à l’échec par l’instabilité du terrain. Doha, en ce sens, n’est pas une option parmi d’autres : c’est le socle minimal d’une pacification réelle, la clé de voûte sans laquelle l’édifice du vivre-ensemble s’effondre avant même d’être érigé.
Le pouvoir à l’épreuve de ses contradictions : l’isolement comme horizon
Face à cette exigence de cohérence, le président Tshisekedi apparaît désormais acculé. Ses allers et retours incessants, ses volte-face successives et ses tergiversations répétées ont fini par lasser au-delà de ses adversaires déclarés.
Ils dessinent l’image d’un pouvoir sans boussole, prisonnier de manœuvres tacticiennes qui ne trompent plus personne. À force de vouloir tout contenir, récupérer ou différer, l’exécutif se retrouve confronté à une réalité plus âpre : la perte progressive de crédit politique et moral.
Car, en face, se dressent désormais les forces vives de la Nation, mouvements citoyens, segments structurés de l’opposition non armée, consciences critiques qui, par leur convergence, constituent un mur politique infranchissable.
Ce front, né moins de l’idéologie que de l’exaspération collective, impose une ligne claire : la paix réelle avant les artifices du dialogue, la cohérence avant la communication.
Il y a péril en la demeure, non par excès d’opposition, mais par déficit de lucidité au sommet de l’État. Dans ce moment de vérité, persister dans l’esquive reviendrait à confondre l’obstination avec l’autorité et à précipiter, sous couvert de manœuvre, l’isolement définitif du pouvoir.














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