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Keir Starmer davantage sous pression après la démission choc de son ministre de la Santé

Redigé par IGIHE
Le 14 mai 2026 à 06:10

Le gouvernement britannique traverse une nouvelle zone de turbulences après la démission du ministre de la Santé, Wes Streeting, qui a publiquement retiré sa confiance au Premier ministre Keir Starmer et appelé à une réorganisation profonde du leadership du Parti travailliste.

Dans une lettre publiée sur le réseau social X ce jeudi, Wes Streeting affirme ne plus pouvoir rester au gouvernement « honorablement et par principe », déclarant avoir perdu confiance dans la direction de Keir Starmer. Il estime que le chef du gouvernement ne dispose plus de la vision nécessaire pour conduire le pays vers les prochaines élections générales et appelle à l’ouverture d’une compétition interne au sein du Labour.

Cette démission, largement relayée par les médias britanniques et internationaux, constitue un tournant dans une crise interne qui couvait depuis plusieurs jours. En effet, une série de ministres et de députés travaillistes ont récemment exprimé leur mécontentement à l’égard du Premier ministre, fragilisant davantage son autorité au sein de son propre parti.

Par ailleurs, la démission de Streeting n’est pas un cas isolé. Le Parti travailliste fait face à une montée de contestations internes, alimentées par de mauvais résultats électoraux locaux et des divergences sur la stratégie politique du gouvernement.

Outre le ministre de la Santé Wes Streeting, quatre ministres délégués, dont Jess Phillips, Zubir Ahmed et Alex Davies-Jones, ainsi que plusieurs conseillers ministériels ont démissionné pour protester contre le leadership de Keir Starmer. Par ailleurs, plus de 90 députés travaillistes ont officiellement demandé au Premier ministre de fixer une date pour son départ.

Des figures du parti évoquent désormais ouvertement la possibilité d’une bataille de succession, avec plusieurs noms cités comme potentiels candidats à la direction du Labour en cas de vacance du pouvoir.

Malgré cette fronde, Downing Street a réaffirmé que Keir Starmer ne comptait pas démissionner. Son entourage insiste sur le fait qu’il conserve la confiance de son cabinet et qu’il entend poursuivre son mandat afin d’éviter une instabilité politique supplémentaire.

Le Premier ministre est cependant confronté à une accumulation de défis : divisions internes, critiques sur sa gestion politique et interrogations sur sa capacité à maintenir l’unité du parti à l’approche des prochaines échéances électorales.

Le ministre de la Santé, Wes Streeting, a publiquement retiré sa confiance au Premier ministre Keir Starmer et appelé à une réorganisation profonde du leadership du Parti travailliste

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