Cette rencontre s’est tenue en marge du sommet « Africa Forward Summit », organisé au Kenya les 11 et 12 mai 2026 dans le cadre du partenariat entre l’Afrique et la France.
Dans son intervention, le ministre a souligné le fait que, depuis longtemps, le recours au droit de veto - ou la simple menace de son utilisation - a été régulièrement employé pour exercer des pressions sur les États membres ou bloquer l’examen de certaines interventions humanitaires.
Nduhungirehe explique en effet que cette pratique contribue à paralyser le Conseil de sécurité dans l’accomplissement de sa responsabilité principale, à savoir le maintien de la paix et de la sécurité internationales.
Le Conseil de sécurité de l’ONU est actuellement composé de 15 membres, dont cinq membres permanents disposant du droit de veto, à savoir les États-Unis, la Russie, la France, la Chine et le Royaume-Uni.
Ce système permet à l’un de ces membres permanents de bloquer à lui seul une résolution, même si celle-ci bénéficie du soutien de la majorité des autres membres, y compris sur des questions liées à la paix et à la sécurité internationales.
Dans ce contexte, le ministre Nduhungirehe a réaffirmé l’alignement du Rwanda sur la Position commune africaine, qui appelle à une représentation équitable du continent africain au sein du Conseil de sécurité de l’ONU, insistant sur le fait que toute réforme structurelle de l’institution doit impérativement s’accompagner d’une révision de ses méthodes de travail, notamment en matière de transparence et de redevabilité.
Dans le même esprit, le président kényan William Ruto a, lors du sommet des chefs d’État et de gouvernement, appelé à une réforme urgente de la gouvernance mondiale, dénonçant notamment l’exclusion persistante de l’Afrique des sièges permanents au Conseil de sécurité de l’ONU.
« Il n’est pas acceptable que l’Afrique, un continent de près de 1,5 milliard d’habitants et composé de 54 pays, continue d’être privée d’un siège permanent au Conseil de sécurité de l’ONU », a-t-il entre autres indiqué, plaidant ainsi pour une correction de ce déséquilibre historique au sein de l’instance onusienne.














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