S’exprimant ce 30 avril 2026 lors d’une cérémonie organisée conjointement par plusieurs institutions publiques, dont le ministère de l’Administration locale, celui de la Sécurité intérieure, le ministère de la Fonction publique et du Travail, CHENO, la Direction générale de l’immigration et de l’émigration, la Commission électorale nationale ainsi que RALGA, l’ancien officier supérieur a retracé les grandes lignes de la lutte de libération du Rwanda.
Il a relaté comment l’Armée patriotique rwandaise a pris les armes en 1990 après l’échec des tentatives pacifiques pour résoudre la crise politique et sécuritaire, dans un contexte marqué par des persécutions, des assassinats et la privation des droits fondamentaux des Tutsi.
Né à l’étranger, Fred Ibingira a indiqué qu’il ne connaissait le Rwanda que comme un point sur la carte, jusqu’à la décision du Front patriotique rwandais de retourner au pays pour procéder à sa libération.
Il a décrit une lutte particulièrement difficile, combinant des opérations militaires et des missions de sauvetage de civils menacés d’extermination, évoquant l’opposition initiale de certains combattants congolais au retour de l’Armée patriotique rwandaise, ces derniers soutenant les forces de l’ancien régime.
Après le génocide contre les Tutsi de 1994, a-t-il rappelé, des membres de la milice Interahamwe et des ex-Forces armées rwandaises ont fui vers le Zaïre d’alors (actuelle République démocratique du Congo), où ils ont trouvé refuge et se sont réorganisés avec l’intention de poursuivre des attaques contre le Rwanda.
Ces groupes ont mené des incursions transfrontalières avant de se structurer en mouvements armés tels que l’ALIR et le PALIR, profitant d’équipements militaires emportés lors de leur fuite.
C’est de la fusion de ces groupes qu’est née la FDLR, une organisation fondée sur une idéologie hostile aux Tutsi et visant à renverser le gouvernement rwandais.
Plus de trente ans après, le général Ibingira affirme que le groupe génocidaire demeure actif et bénéficie du soutien du gouvernement du président Félix Tshisekedi, qui a manifesté une volonté de coopération contre le Rwanda.
Une situation qu’il estime préoccupante, car elle contribuerait à la diffusion de l’idéologie génocidaire dans l’est de la RDC et dans l’ensemble de la région des Grands Lacs, avec des violences persistantes visant notamment les communautés tutsi congolaises.
« Le génocide a été perpétré de manière ouverte par le gouvernement de Juvénal Habyarimana et celui de Théodore Sindikubwabo. Il a été arrêté net par l’Armée patriotique rwandaise… Nul autre acteur n’y a mis fin », a-t-il déclaré.
Le général à la retraite a averti que toute personne ou entité soutenant les Interahamwe ou les FDLR devra en assumer les conséquences. « Ceux qui les appuient et les hébergent aujourd’hui devront répondre de leurs actes », a-t-il insisté, estimant que ces soutiens s’alignent sur un agenda de déstabilisation du Rwanda.
Il a par ailleurs souligné le fait que le Rwanda n’acceptera aucune insécurité imposée de l’extérieur, même en cas de sanctions internationales. « Si le monde dit qu’il nous sanctionne, nous ne resterons pas les bras croisés à laisser les Interahamwe nous attaquer », a-t-il affirmé.
Appelant à la vigilance, il a insisté sur la responsabilité collective dans la préservation de la sécurité nationale : « La vie de ce pays est entre vos mains, jeunes comme moins jeunes ».
Revenant sur les trois décennies écoulées depuis le génocide contre les Tutsi, Fred Ibingira a salué les progrès réalisés par le Rwanda en matière d’unité nationale et de reconstruction, qu’il attribue à un leadership fort et à la résilience de la population.
De son côté, le ministre de l’Administration locale, Dominique Habimana, a rappelé le fait que le génocide contre les Tutsi a été stoppé par les Rwandais eux-mêmes, soulignant que cet héritage impose une responsabilité collective de préserver les acquis et de lutter activement contre l’idéologie du génocide.
Le ministre a en outre mis en garde contre la persistance de discours négationnistes et la transmission de cette idéologie aux jeunes générations, appelant à une vigilance accrue pour en prévenir la résurgence.














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