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Peine de mort requise contre onze militaires congolais à Goma pour "lâcheté" et "fuite devant l’ennemi"

Redigé par Bazikarev
Le 30 mars 2024 à 07:06

Le parquet militaire a requis la peine de mort contre onze militaires, dont cinq officiers, lors d’un procès tenu à la Cour militaire du Nord-Kivu. Accusés de "lâcheté" et de "fuite devant l’ennemi" dans le contexte des affrontements avec la rébellion du M23, ces militaires risquent de devenir les premiers à être exécutés depuis la récente levée du moratoire sur la peine capitale.

Ces officiers, appartenant au 223ème bataillon et déployés dans les zones stratégiques de Mushaki et Musangi, territoire de Masisi, pour contrer l’avancée du M23, ont été jugés défaillants dans leur mission. L’enquête militaire a soulevé des doutes quant à leur capacité à diriger efficacement leurs troupes, conduisant à une retraite prématurée face à l’ennemi.

Me Alexis Olenga, avocat de l’un des officiers concernés, le lieutenant-colonel Gabriel Paluku Dunia, a vigoureusement contesté les accusations portées contre ses clients. Selon lui, loin de fuir, ces militaires sont restés fidèles à leur poste, défendant leur position avec courage. L’avocat prévoit de mettre en avant ces éléments lors des plaidoiries de la défense, prévues le 5 avril.

Cette affaire survient dans un contexte où, le 13 mars 2024, le gouvernement congolais a rétabli la peine de mort, mettant fin à un moratoire en vigueur depuis 2003.

Cette mesure extrême a été justifiée par une augmentation des crimes menaçant la sécurité nationale, y compris la trahison. La décision de rétablir la peine capitale, en particulier contre les militaires, intervient alors que les forces de sécurité congolaises font face à des accusations d’infiltration et de défaillance dans la lutte contre les rébellions armées, notamment le M23.

Le retour de la peine de mort en RDC a suscité une vive controverse, et attire les critiques des organisations de défense des droits humains et de l’Église catholique, cette dernière appelant le gouvernement à "abolir la peine capitale pour tous les crimes".

Alors que la Cour militaire du Nord-Kivu s’apprête à prendre une décision dans cette affaire hautement médiatisée, le pays, et plus largement la communauté internationale, attendent avec inquiétude de voir si la RDC franchira le pas de mettre en œuvre la peine de mort, une sentence qui n’a pas été exécutée depuis plus de deux décennies.

Des officiers condamnés à la peine de mort".

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