Plus de 35 000 femmes optent pour la contraception permanente au Rwanda

Redigé par IGIHE
Le 8 janvier 2026 à 11:43

Au moins 35 105 femmes au Rwanda ont subi une contraception permanente (ligature des trompes), contre 4 432 hommes ayant opté pour la vasectomie, selon l’Annuaire statistique 2025 publié par l’Institut national des statistiques du Rwanda (NISR).

Rien qu’en 2024, 4 219 femmes ont eu recours à cette intervention, reflétant une augmentation régulière au cours des cinq dernières années.

La planification familiale continue de progresser dans le pays, avec le nombre d’utilisatrices régulières qui est passé d’1,57 million en 2019 à 2,06 millions à fin 2024, et des centaines de milliers de nouvelles utilisatrices chaque année.

Parmi les méthodes modernes, les implants restent les plus populaires (879 113 utilisatrices, dont 212 974 nouvelles en 2024). Les contraceptifs injectables, principalement Depo-Provera et Noristerat, se classent deuxième (671 008 utilisatrices régulières, dont 180 182 nouvelles). Les pilules orales comptaient 348 291 utilisatrices, avec 141 205 nouvelles, et les DIU hormonaux ont atteint 51 630 utilisatrices, dont 11 990 nouvelles.

Malgré la prédominance des méthodes modernes, 25 705 personnes continuent de recourir à des méthodes traditionnelles, comme les perles du cycle, la méthode de l’aménorrhée lactationnelle (MAL) et l’auto-observation, sans intervention médicale ni produit pharmaceutique.

Le recours à la contraception permanente chez les femmes a augmenté de façon constante : 14 456 utilisatrices en 2019, 18 350 en 2020, 20 904 en 2021, 26 285 en 2022, 31 439 en 2023, pour atteindre 35 105 à fin 2024, reflétant l’acceptation croissante des décisions reproductives à long terme, notamment chez celles ayant complété leur famille.

La participation masculine reste faible : seuls 4 432 hommes avaient subi une vasectomie à fin 2024, avec 121 interventions sur l’année. La vasectomie, unique méthode permanente masculine, bloque les canaux transportant les spermatozoïdes et empêche la fécondation.

La planification familiale est essentielle pour gérer la croissance démographique (2,3 % entre 2012 et 2022), réduire la pauvreté et améliorer la santé. La population rwandaise pourrait passer de 14,1 millions aujourd’hui à plus de 22 millions d’ici 2050, alors que le taux de fécondité moyen reste élevé (3,6 enfants par femme, contre 2,3 au niveau mondial), soulignant l’importance d’investissements soutenus dans la santé reproductive.

Au moins 35 105 femmes au Rwanda ont subi une contraception permanente, contre 4 432 hommes ayant opté pour la vasectomie

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