La crise interne burundaise transforme les camps de réfugiés en foyers de péril sanitaire

Redigé par Tite Gatabazi
Le 2 janvier 2026 à 06:00

Au cœur d’une conjoncture nationale déjà éprouvée par de graves pénuries du carburant aux produits de première nécessité le Burundi se trouve manifestement dans l’incapacité structurelle d’absorber l’afflux massif de réfugiés en provenance de la République démocratique du Congo.

L’insuffisance des moyens, la fragilité des infrastructures et la pression sur des ressources déjà raréfiées ont contribué à créer, dans plusieurs sites d’accueil, des conditions de vie d’une extrême précarité, où la promiscuité, le manque d’eau potable et l’insalubrité propagent inexorablement les maladies hydriques.

Ainsi, selon des sources humanitaires concordantes, plusieurs cas confirmés de choléra ont été enregistrés parmi ces populations et des décès sont d’ores et déjà à déplorer. Les témoignages décrivent des camps saturés, dénués d’équipements adéquats, où des familles entières demeurent exposées aux intempéries, privées d’assistance suffisante et plongées dans une attente angoissée. Certains observateurs alertent sur le risque que ces sites ne se transforment, faute d’intervention rapide, en véritables foyers mortifères.

Dans ce contexte, la communauté internationale est interpellée avec gravité. Car il serait illusoire d’espérer que, dans la situation économique et sociale actuelle, le Burundi puisse, à lui seul, garantir un accueil conforme aux exigences de la dignité humaine. Plus préoccupant encore, certains craignent que la vulnérabilité extrême de ces réfugiés ne soit instrumentalisée à des fins de recherche de financements extérieurs, au détriment de leur bien-être réel.

Or, nombre de ces réfugiés expriment le souhait clair et constant de regagner volontairement leurs foyers, dès lors que les voies de retour sécurisé et encadré leur seraient ouvertes. Il importe, dès lors, que leur voix soit entendue, que leur volonté soit respectée et qu’une solution humaine, légale et ordonnée soit mise en œuvre sans délai.

L’heure n’est plus aux silences ni aux demi-mesures : il s’agit de prévenir une catastrophe humanitaire annoncée, de préserver la vie et la dignité de populations déjà meurtries, et de favoriser, dans le respect du droit international, un retour volontaire vers leurs terres d’origine pour celles et ceux qui en font explicitement la demande.

Le Burundi, déjà fragilisé, ne peut absorber l’afflux de réfugiés venus de la RDC

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