PORTRAIT - "Omar le Tchétchène", un dirigeant du groupe Etat islamique, a été "probablement tué" dans un bombardement aérien mené la semaine dernière en Syrie, a indiqué mercredi un responsable américain. Un revers pour l’organisation, qui va voir sa capacité de recrutement affectée.
Le groupe Etat islamique aurait perdu son "ministre de la guerre." Les Etats-Unis ont en effet annoncé mercredi avoir "probablement tué" Omar al-Shishani, haut-cadre de l’organisation djihadiste où il avait peu à peu gravi les échelons. Un succès pour Washington, qui offrait 5 millions de dollars pour des informations fiables pouvant mener jusqu’à lui.
"Omar le Tchétchène", de son vrai nom Tarkhan Tayumurazovich Batirashvili, était de nationalité géorgienne, selon le Pentagone. Connu pour son épaisse barbe rousse, Omar al-Shishani s’était fait un nom de guerre en combattant contre les Russes au sein de l’armée géorgienne, en 2008. Il avait alors quitté cette dernière, avant de faire seize mois de prison pour possession d’armes. C’est là où l’homme s’est peu à peu radicalisé. A sa sortie, il rejoint en Syrie un groupe combattant le régime de Bachar Al-Assad. Celui qui avait fait allégeance en 2013 au dirigeant de l’EI, Abou Bakr Al-Bagdadi, est ensuite soupçonné d’avoir dirigé une prison à Tabka, près de Raqqa. Un lieu où des otages étrangers pourraient avoir été détenus.
La capacité de recrutement de Daech affectée
Omar al-Shishani "a occupé plusieurs responsabilités à la tête de l’organisation militaire de l’EI, dont le ministère de la guerre", a indiqué Peter Cook, le porte-parole du Pentagone. Le terroriste aurait succombé à un bombardement le 4 mars, dans la zone de Chaddadé, un fief djihadiste du nord-est de la Syrie que l’EI venait de perdre au profit des forces locales alliées de la coalition. Selon Peter Cook, cette élimination, si elle est confirmée, va "affecter la capacité de l’EI à recruter des combattants étrangers, spécialement de Tchétchénie et du Caucase" et sa capacité à "coordonner la défense de ses bastions" de Raqa en Syrie et de Mossoul en Irak.
Le succès des opérations d’élimination des djihadistes est parfois difficile à établir avec certitude par les services de renseignement américains, faute de présence américaine sur le terrain. La trêve des combats en Syrie négociée par Washington et Moscou ne concerne pas les combats contre l’EI et le Front Al-Nosra (branche syrienne d’Al-Qaïda).
Avec metronews.fr
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