Akagera : plus d’1,3 million de dollars générés au premier trimestre 2026

Redigé par IGIHE
Le 27 avril 2026 à 11:14

Le parc national de l’Akagera a enregistré des performances solides au cours du premier trimestre 2026, générant plus d’1,3 million de dollars, soit plus d’1,9 milliard de francs rwandais, entre janvier et mars.

Au total, plus de 11 700 visiteurs ont été accueillis durant cette période, les touristes rwandais représentant la plus grande part. Ces résultats illustrent la progression continue du tourisme intérieur ainsi que l’attrait croissant du parc.

Selon les autorités, cette dynamique s’explique notamment par la présence des espèces du « Big Five » - lions, éléphants, buffles, léopards et rhinocéros - ainsi que par les efforts soutenus en matière de conservation et les campagnes de promotion touristique, dont l’initiative Visit Rwanda.

Comparé à la même période en 2025, les recettes ont augmenté de 8 %, avec des revenus issus du tourisme et des activités commerciales connexes atteignant environ 1,33 million de dollars.

La visibilité internationale du parc a également été renforcée par le magazine National Geographic, qui a classé l’Akagera parmi les 25 destinations incontournables à visiter dans le monde en 2026, mettant en avant sa biodiversité exceptionnelle et la beauté de ses paysages.

Des retombées économiques pour les communautés locales

Les communautés riveraines du parc national de l’Akagera ont elles aussi bénéficié de cette dynamique. Au cours du premier trimestre 2026, elles ont généré collectivement plus de 168 220 dollars grâce à des activités génératrices de revenus liées à la conservation.

Les groupes de pêche ont enregistré des gains de 59 770 dollars, tandis que les apiculteurs ont perçu 17 309 dollars. Les activités d’artisanat, d’aviculture et les services d’hébergement ont, quant à eux, généré 16 998 dollars.

Par ailleurs, les guides touristiques locaux ont gagné 31 922 dollars, tandisque les coopératives actives dans la construction et les travaux journaliers ont produit 42 227 dollars. Ces chiffres témoignent du rôle croissant des communautés locales dans le développement d’un tourisme fondé sur la conservation.

Un suivi de la faune renforcé grâce à la technologie

Dans cet écosystème ouvert, les animaux circulent librement, ce qui rend leur observation variable selon les périodes et les zones.

Entre janvier et mars 2026, les équipes de conservation ont équipé trois lions et un éléphant de colliers GPS afin d’améliorer le suivi et la recherche scientifique. Par ailleurs, 17 rhinocéros noirs ont été dotés d’émetteurs VHF fixés à leurs cornes, dans le but de renforcer les dispositifs de surveillance et de protection.

Créé en 1934, le parc national de l’Akagera s’étend sur 1 122 kilomètres carrés et constitue l’une des aires protégées les plus riches en biodiversité du Rwanda. Il abrite plus de 11 300 animaux recensés, dont environ 60 lions, 142 éléphants, 4 000 buffles, 115 girafes, entre 80 et 100 léopards, ainsi que 145 rhinocéros.

Le parc compte également environ 2 000 impalas, 1 500 antilopes et entre 120 et 150 hyènes. On y recense en outre entre 1 500 et 1 800 hippopotames, environ 1 000 cobs de Buffon et plus de 1 000 autres antilopes.

Destination majeure pour l’ornithologie, l’Akagera abrite près de 500 espèces d’oiseaux, soit le nombre le plus élevé parmi les parcs nationaux du Rwanda. À titre de comparaison, le parc national de Nyungwe en compte environ 300, tandis que les parcs de Gishwati et des Volcans en recensent moins.

Les hippopotames comptent parmi les animaux les plus emblématiques et les plus puissants d’Afrique
Les lions font partie des espèces des « Big Five » que l’on peut trouver dans le parc national de l’Akagera
Des éléphants traversant une route dans le parc national de l’Akagera
Le parc national de l’Akagera se caractérise par un paysage diversifié composé de plaines de savane, de collines basses et d’un réseau de lacs et de zones humides
Les buffles broutent souvent en troupeaux, notamment dans les vallées
Le parc national de l’Akagera abrite aussi des phacochères, communément appelés « cochons sauvages »
Le parc national de l’Akagera abrite un réseau de lacs, dont le lac Ihema, le plus grand du parc

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