Dans un communiqué officiel, le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a indiqué que « le passage pour tous les navires commerciaux » à travers le détroit serait garanti jusqu’à la fin de la trêve. Cette voie maritime étroite, par laquelle transite une part significative de l’approvisionnement mondial en pétrole, a été au centre des récents affrontements impliquant l’Iran, les États-Unis et leurs alliés régionaux.
L’annonce a immédiatement provoqué une réaction sur les marchés internationaux, avec une chute notable des prix du pétrole, en baisse de plus de 10 %, passant sous le seuil de 89 dollars le baril. Cette évolution reflète les attentes d’un rétablissement de l’offre et d’une stabilisation des flux énergétiques mondiaux.
Les répercussions de ces tensions se font sentir bien au-delà du Moyen-Orient. Au Rwanda, les prix du carburant ont fortement augmenté ces derniers jours sous l’effet de la volatilité des marchés. Les autorités ont ainsi relevé le prix de l’essence à 2 938 francs rwandais le litre, contre 2 303 auparavant, invoquant les pressions internationales et les contraintes d’approvisionnement liées au conflit.
En revanche, le gouvernement rwandais a choisi de maintenir le prix du diesel grâce à des mesures ciblées. Ce carburant, essentiel aux secteurs du transport et de la logistique, fait l’objet d’une attention particulière afin de limiter les répercussions sur les tarifs des transports publics, la circulation des marchandises et le niveau général des prix.
Du côté américain, le président Donald Trump a salué l’initiative iranienne dans un message publié sur Truth Social : « L’Iran vient d’annoncer que le détroit est entièrement ouvert et prêt pour un passage complet. Merci ! » Dans une déclaration ultérieure, il a toutefois précisé que le blocus naval américain des ports iraniens resterait en vigueur jusqu’à la conclusion d’un accord permanent.
« Ce processus devrait aller très vite », a-t-il ajouté, laissant entendre que les grandes lignes d’un accord global avaient déjà été négociées.
Malgré cette réouverture, des incertitudes persistent quant aux modalités concrètes de navigation. Les autorités iraniennes ont indiqué que les navires devront emprunter des « routes coordonnées » définies par l’Organisation des ports et de la marine marchande, sans préciser si de nouvelles conditions, telles que des frais de transit, pourraient être imposées.
Cette évolution intervient alors que les efforts diplomatiques s’intensifient pour parvenir à une résolution plus large du conflit. Des discussions entre responsables américains et iraniens à Islamabad auraient identifié la question du contrôle et de l’accès au détroit comme un point de blocage majeur.
Parallèlement, un cessez-le-feu distinct de dix jours entre Israël et le Lebanon est entré en vigueur, suscitant des espoirs prudents de désescalade dans la région. Des scènes de célébration ont été signalées à Beirut, malgré un lourd bilan humain.
Plus de 2 000 personnes ont été tuées au Liban en six semaines de combats, tandis qu’environ un habitant sur cinq a été déplacé. Israël a, pour sa part, fait état de la mort de deux civils et de treize soldats.














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